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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

Ain’t it Strange

Patti Smith encore et encore (mais je n’en ai pas encore parlé de ce morceau sur desordionie) …
Et une image d’y il y a longtemps … pour un clip, gare Saint Lazare en chantier

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Posted by iscia on avril 1st, 2014 :: Filed under blanc,Iscia
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Car enfin c’est l’hiver, pour autant que saison

Froid m’est repris par temps pour moi qui n’est passé,
Sur l’autre rive où sans doute j’avais rencontré,
Mon destin croisé à la sortie d’un tunnel,
Dans un bois parsemé, au détour d’une ruelle.
Que nous sommes nous vaincus, mutuellement,
Qu’avons nous cheminé sur ces routes étroites,
Où j’ai perdu mes souvenirs et eu des visions,
Car enfin c’est l’hiver, pour autant que saison.

Froid me redonne le temps pour moi d’une saison,
Sur l’autre rive où je doute de l’avoir rencontré,
Mon réel a peine, fin du tunnel,
Dans la plaine, au détour d’un rein velours.
Que nous sommes nous aimés, en retour,
Qu’avons-nous charrié sur ces montagnes d’amour,
Où cette attente est devenue foi,
Car enfin c’est le blanc, pour autant que déraison.

Qui de raison perdre, enfin donnera solution,
Aux effets que l’on sème ailleurs, dans nos visions,
J’ai marqué ainsi, les incidents du retour,
Et par ces mots alors, j’essaye de vous faire la cour.
Sur la distance parcourue, les démons et le diable,
On essayé de nous prendre, sans répit, sans recours,
Nos solutions immenses, et nos instants de chaque jour,
Mais enfin en courant, nous ferons de cette histoire, fable.

Textes : Stéphane Roux et Florence Galand

Photos FG, Saravejo, sur Ors-photo



Posted by iscia on janvier 13th, 2012 :: Filed under album,blanc,Iscia
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nights & vanity

Towards no way …

Sometimes things really appear futile, vain, empty …

People lost their own stories and make anothers with some « if ».

The earth please, yes I feel its music.

I lost here this time my way to the East. And a lot of blood and my memory. My hair in the sand. My eyes in white ones. Like a toy in the desert. A smiling friend I can’t take with me.
My words are too dark deep dirty. Nobody can read me…

Brian Eno : Earth floor

Letter from Salalah, in the end of November


Posted by iscia on novembre 30th, 2010 :: Filed under blanc,fantaisie
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& my nights (2)

Mes nuits sont blanches,
ondes sans rêve …
White Clouds
vibration intermittente
je renais et disparais
in the same time
maintenant
la lune se dissout lentement
le ventre creux
il n’est plus de regard
le silence bat
dans le creux du ventre
il manque les oiseaux et le feu
les mots, et les bleus

Le sol de mes nuits
le détail des oublis
la rivière des réveils
l’absence de mes lèvres
le charbon dans mes mains
la vanité et mon ombre

Je ne suis qu’ici
rire et cris
violence sans or
totale sans ordre

Il n’est plus d’attente
qu’un réverbère au loin
une revendication

Je préfère l’isolement à la terrasse, la chambre au désert, la prison au milieu du désert. Je préfère les histoires dans les regards que les feintes mal assumées. Je partage mes nuits avec les détails. L’importance d’être là où je suis, de sentir la terre de mon voyage. Le lacet que je refais sur le trottoir shirazi, les posters des célébrités accrochées à l’hôtel, le détail des toilettes avec ou sans papier, le mot démocratie pointé dans le regard de celui qui n’a pas de liberté,

la couverture rêche des acariens sans avenir, les mots que je laisse partir, les pieds en fusion avec la lumière, la moquette usagée de l’hôtel qui n’a pas parlé, les sachets de thé dont on ne veut plus, les taxis qui font payer, les bus aux fauteuils cassés, la mangue sur les rayons après l’errance et la perte, le banquier qui évoque Sartre et conseille le meilleur change au bas de la rue, les détails des hommes blancs à distance, la beauté des yeux qui n’approchent pas, l’objection des souks appelés bazars dans le pays d’à côté, l’administration et mon incompréhension, la peine éprouvée dans les rues désertes sous le soleil omani, l’ennui sous perfusion qui gagne le terrain de l’attention, la solitude de la personne seule …


Posted by iscia on novembre 25th, 2010 :: Filed under blanc,ether,Iscia
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& my nights…

my nights are white to answer you, baby …/…

…/… du clair ennui du désir, minéral
la cendre a brulée les traces, les images un échappatoire,
mémorial des ondes anciennes (Suicide, Sweet White Lady)
et les mains dans le sable gris se distinguent des pierres
à peine

les draps font bouger les reves
je peux voir la lune et plus
à travers
les plis des mouvements internes
la création pure ? … au bord des cils … et de ses lèvres

Imagine a Lady in a Sultanate and write me a story, please …
Your inspiration is verve
Because I live only in this part
When I don’t be on the road …


Posted by iscia on novembre 23rd, 2010 :: Filed under blanc,Iscia,légèreté
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début du voyage

dès l’aéroport les expresso sont servis avec du lait : j’ai compris que j’avais changé de pays, de continent presque

et ces lampadaires royaux … petit matin à Mascate avec les montagnes à l’horizon … une chaleur qui m’a remplie de douceur, jubilation, sensation de commencer mon voyage

grandeur et beauté des hommes en blanc et les femmes toujours en noir mais pas exclusivement

Un autre autoportrait …


Posted by iscia on novembre 19th, 2010 :: Filed under blanc,chambre,Iscia
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Blindness (2)

Le petit matin après la fin la nuit à l’aéroport. La moquette sacrée et le froid de Shiraz dans le dos. Le manque de sommeil rend fabuleux les sensations sur la terre. J’étais ivre sans avoir bu. Tachycardie, léger tremblement des mains qui fait qu’on n’écrit pas correctement son nom sur le formulaire, coeur explosé, yeux exorbités. On ne voit rien de l’extérieur, tout est intérieur. Blanc désir de renoncement et d’acceptation.


Une ombre. Une ombre longue dans la nuit blanche. Des ombres, et pourtant je dormais. La nuque brisée. Les Shirazis aux yeux interminables m’ont jeté un sort.

La vanité en rappel. Silence de la radio. J’écoutais ma voix …


Posted by iscia on novembre 19th, 2010 :: Filed under blanc,chambre,humeur,Iscia
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white in black

Commentaires fermés sur white in black

vomi blanc au pays des mollahs (transit visa 7 days)

J-7 Tabriz 12 heures de sommeil, un tour de ville
J-6 Tabriz again for possibilities to have extension visa : failure

J-5, visite privée à Ghom

J-4, Ghom
petite escapade au pays des mollahs et des femmes en noir … où j’ai trouvé accueil chez les Tadjerrachti

j’ai marché sur les tapis de soie dessinés par le père de Simine et j’ai croqué les herbes (sabseh) du jardin avec un excellent riz qui m’a rappelé celui du 25 juin !
toute cette chaleur m’a rappelée la générosité de mes grands-parents disparus, cette sagesse et beauté qu’ont les gens arrivée à la fin de leur vie

mon séjour n’aurait pas été complet sans avoir foulé la terre sacrée des religieux : en allant chercher des sous (j’étais accompagnée par un homme de la maison), j’ai eu l’honneur d’être montrée du doigt par un mollah que je croisais : son injure m’a fait jubiler !

J-3 journée et nuit de bus Ghom – Shiraz : 3 heures de sommeil dans le bus (700 km, 8 euros)

J-2… et j’ai testé ce petit matin la moquette (+ 1 heure de sommeil, 3 euros de taxi, mais je me suis fait avoir) de la salle de prière de l’aéroport international de Shiraz (qu’est-ce que je faisais là ? je venais pour changer mon billet pour Oman) ; ce prétexte m’a permis de finir ma nuit hors d’un hotel … et de rencontrer un jeune illuminé – on est en terre de poètes, devins, grands mystiques, qui m’a parlé de la France et de la révolution, de l’Iran et de sa solitude – il est athé, et toute sa famille qui était venue accueillir les siens – est religieuse

J- 2 bis trouvé un hôtel 3 étoiles – c’est les vacances, tout est complet –  j’écoute de la musique et vous écris


Posted by iscia on novembre 16th, 2010 :: Filed under album,blanc,chambre,fantaisie,humeur
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La Mort est blanche

C’est la première chose qu’il m’ait dite – après les civilités et autres courtoisies d’usage entre étrangers : « la Mort est blanche » et finalement « le lac est rond comme la lune ».

J’ai vu combien est immense la blessure, profondes les entailles, noires les intermèdes. Rouler toute la journée sur les bords du lac de Van, entre les marécages, les montagnes, par-delà les cols interminables, … Tout cela n’avait pas suffi à rétablir le contact. Mister Z. effrayé le matin, joyeux à midi, était perdu à nouveau la nuit de son passé. Il n’était pas sorti de Van depuis des années. Depuis la mort de son père et le complot de ses frères le verdict d’un Etat turc qui ne l’avait pas épargné. Etre kurde avec des projets d’exil n’est pas aisé sur ce territoire.

Aujourd’hui Z. est brisé. Il marche toute la journée entre la boutique de tapis, le café de ses potes.

Z. n’attend plus rien. Il boit du thé et la nuit de la bière quand il lui reste quelques sous en poche. L’hiver il pleut dans son taudis au fond de la banlieue et l’eau gèle au robinet. C’est le bonheur qui se lit sur son visage quand il arrive à capter des chansons étrangères sur sa radio antique.

J’ai été happée par ce morceau de vie  – à un moment de mon voyage. Van, la ville, le lac, une histoire. Nous avons partagé du temps, l’espace de la marche. Peu de mots, peu de confidence mais la connexion fut exceptionnelle. Une relation éphémère sans brûlure, un petit caillou dans le lac qui dessine un rond comme une vallée étrangère, hospitalière.

Cette pause dans mon errance depuis les différentes villes de l’Est de la Turquie, les hôtels plus ou moins sordides avec des gars qui cherchent à m’emmener ici ou là où vont les touristes m’a redonné espoir. Ce qui me fascine, c’est la traversée de villages où je « vois » que les hommes et les femmes continuent de vivre. Alors je garde le cap, tout en restant hors de ces réalités. Non les images n’ont que peu à voir avec la réalité, du moins c’est que je pense. Pourtant elles viennent de cette réalité. Je crois que les mots, lointains, perdus dans une grammaire inaccessible, restent insuffisants pour ce que je veux dire, écrire. Ce décalage fait partie de cette entreprise générale de déconnexion d’avec mes besoins réguliers, mon confort de petite parisienne.

Cependant ce soir c’est d’une chambre d’hôtel que j’écris. Sur mon portable, allongée dans le lit. Douchée, après plusieurs jours sans eau chaude.

« L’espoir et le futur ne résident pas pour moi dans les pelouses et les champs bien cultivés, ni dans les villes et les villages, mais dans les marais impénétrables et mouvants. » De la marche, H. D. Thoreau

Cependant le blanc de la mort n’est pas une expérience nouvelle pour moi. Leurs voix, le ton, l’amplitude des gestes, le silence des yeux, se ressemblaient à plusieurs kilomètres de distance. Fantômes et sorcières aux aguets, je connais. Le lac est une épreuve d’une beauté qu’on ne peut imaginer. J’avais oublié que cela exista.

Vibrations autres que sur le Bosphore. 4-5 jours n’étaient pas suffisants. Je n’ai pas le droit d’en parler.

Ils sont des centaines à errer là-bas, toute la journée, d’un point à un autre. Aucune image ne peut entrer dans le cadre … Ils habitent la mélancolie.

Je suis partie.

Album La Mort est blanche

Une musique pour pleurer encore … ‪Antony And The Johnsons – The Lake


Posted by iscia on novembre 8th, 2010 :: Filed under album,blanc,Iscia
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White frontiers

la nuit sans frontière
mes lèvres les lignes blanches
Ararat mon oreiller
premières neiges, nouvelle saison
le soleil à l’Ouest
la roue tourne
je ne sais plus la direction

les hommes n’ont pas l’habitude de parler aux femmes
les rues ont des secrets livides
on sait que la police joue aux cartes
et les enfants tronquent les tags
les murs de sable, les palissades camouflées
les immeubles aux cieux tapageurs
les femmes isolées au fond
les cafés où il est encore froid
dehors
les bancs sont encore gelés
il fait nuit à 5 heures
je regarde, je lutte
le bord des yeux auréolé de blanc
l’asphalte gèle les pieds
je ne peux plus avancer
devant moi la frontière sans manteau

album


Posted by iscia on novembre 1st, 2010 :: Filed under album,blanc,Iscia
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