desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

anitya

Papier

 

encore une fois, je crois que j’ai perdu – et c’est un don – dans ce voyage intérieur, jusqu’au sens des mots, à force de les démanteler, de fissurer leurs origines et la fin de leurs sens supposés, par mon propre élan de vie, l’esprit qui habite ce corps – qui est le mien ; cependant une chose est certaine : ce que je ressens est bien réel, je suis vivante et j’aime observer mes cellules comme autant de nuages qui viennent et disparaissent – Anitya !

 

 

 

 


Posted by iscia on mai 28th, 2014 :: Filed under bleu,bruit,ether

nouvelles livraisons

je suis rentrée avec une valise de livres, de cartes et de notes ;
ici d’autres livres m’attendaient, d’autres feuilles, d’autres attirances

je suis allée marcher comme souvent je le fais pour laisser l’avantage aux contours imprécis de mes questionnements, pendant des heures le corps devient un concentré de poudre comme de la neige en suspension ; je suis arrivée ici malgré la ville, l’écart, la distance, tout est relatif au quotient de la folie

bien sûr c’est mon image qui m’effraie, le clou de la sincérité coincé au pied de la table, à moins que ce soit la tendresse qui pénétre le ciment des ruptures ; puisque les yeux sont prisonniers d’une réalité que je rejette, je serai nomade ;

RIEN ne sera accepté, trop de difficultés –°’

 

mes livres


Posted by iscia on avril 8th, 2014 :: Filed under bleu,brique,bruit,Iscia
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intimate & ocean motion – à écrire

 

version d’intime … un dedans que je partage, dans le mouvement … Ocean Motion 16:29

http://youtu.be/cwq_h16r3Uk

 

MAJ : dimanche !

Je me suis promis d’écrire ces jours-ci sur ce projet que j’ai intitulé provisoirement « Mes rêves seront des rêves sauvages »… Et je viens d’en glisser un mot sur mon site officiel fiscia.net !

 


Posted by iscia on février 7th, 2014 :: Filed under bleu,Iscia
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2014

(année 2014 qu’elle vous soit lyrique, érotique et mystique, titre adapté pour le référencement, la gloire et pour mes amis 😉

c’était hier la tempête
des lumières sombres
une nuit, un lendemain
ascenseur défalqué
de la saison
mécanique orientée
sans sujet, esprit de mon temps

je cueille les lauriers pour les aveugles
qui n’ont pas lu la mer
coulée dans le vent de la paresse-caresse

le cri de la muse
la rage
le cycle
évolution

je n’ai pas écrit
l’ici
ni l’avant, les palmes de l’enfant
je ne me suis pas battue
devant
j’étais –
le vide,
l’attraction du non-connu

 


Posted by iscia on janvier 5th, 2014 :: Filed under bleu,humeur,Iscia
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appel

Je voyage en silence autour du jardin

– « Aurais-je un beau jardin ? demandait quelque fois Arnold à son jardinier.
– Certainement, Monsieur, répondait celui-ci, vous aurez des choses qu’on ne voit nulle part ; vous aurez des roses vertes, et des roses noires, et des roses bleues.
– Vraiment ! »
Voyage autour de mon jardin, Alphonse Karr

Et je relis mes pages, des pages, mon journal mémoire sur l’écran trouble du vent, les lieux où j’ai habité où j’ai laissé des traces, y compris dans le creux des emails éparpillés au cinq coins du monde…

Ce long voyage qui a commencé loin dans le temps de mon enfance se retourne sur lui-même : comprendre le départ, les départs, le désir de cette distance, de cette aventure, l’inconnu du désir …

Comprendre, non ! c’est absurde, ce sera toujours pour capter l’énergie de cette innocence, cette spontanéité, sur le terrain de mon histoire, de mes rencontres traversées, et voilà ! continuer loin, encore plus loin… malgré les vents contraires et l’ardeur du soleil qui brûle les yeux.

Dans ma nuit, si brève, hélas
Le vent a rendez-vous avec les feuilles.
Ma nuit si brève est remplie de l’angoisse dévastatrice
Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?
De ce bonheur, je me sens étranger.
Au désespoir je suis accoutumée.
Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?
Là, dans la nuit, quelque chose se passe
La lune est rouge et angoissée.
Et accrochée à ce toit
Qui risque de s’effondrer à tout moment,
Les nuages, comme une foule de pleureuses,
Attendent l’accouchement de la pluie,
Un instant, et puis rien.
Derrière cette fenêtre,
C’est la nuit qui tremble
Et c’est la terre qui s’arrête de tourner.
Derrière cette fenêtre, un inconnu s’inquiète pour moi et toi.
Toi, toute verdoyante,
Pose tes mains – ces souvenirs ardents –
Sur mes mains amoureuses
Et confie tes lèvres, repues de la chaleur de la vie,
Aux caresses de mes lèvres amoureuses
Le vent nous emportera !
Le vent nous emportera !

Forugh Farrokhzad

La lune est rouge et angoissée … C’est bien triste, un poème comme un premier dimanche d’automne.

 

Ici je reconnais la beauté mélancolique qui me conduit à travers les âges de l’initiation, de la découverte, de la joie, cette grandeur inaccessible des nuages multiples et à travers l’infini des couleurs je parcours d’autres images… les images des films d’Abbas Kierostami à la même époque par exemple, la musique d’Alela Diane, de Björk,

et encore Leonard Cohen, The Stranger Song

et les poèmes ivres d’amour et de folie d’Hafez, d’Omar Khayyâm qui chantent le bonheur du présent
Depuis le début de cette écriture, j’avais en vérité ce pendule en tête (photo ci-dessous d’une céramique prise dans un livre sur l’art perse en 2005), ce bleu et cette énigme du palmier, de l’horloge même, Je ne veux pas qu’on tue cette femme.

Après certaines virgules, parfois je sens que l’alcool s’est évaporé, je ne reconnais pas les mots que j’avais choisis patiemment sur le chemin, ceux qui m’avaient invitée, qui se sont dissous dans l’abime les marécages des temps incertains. Les mots demeurent cette énigme.

J’écris toujours à l’envers. Je me cache, je joue … toute seule, qui me comprendra ?

 

Qui étais-je alors ? Qui suis-je maintenant? Dans le jardin.

 

Ce n’est pas par nostalgie je retourne la terre des choses du passé. Je cherche aujourd’hui à expliquer ma démarche d’artiste, le pourquoi de mes questionnements, la réalité de mon errance. Je veux partager, mais cela suffit-il ? Quel est mon message ?

Absurde again.
Et réapparaît Zénon, non ! pas le Zénon d’Élée, de la flèche, d’Achille et de la tortue, mais celui de Marguerite Yourcenar dans l’Oeuvre au noir, il comblait mon désir de liberté … et cet Orlando de Virginia Woolf qui m’impliquait dans l’aventure fulgurante avec la terre, le ciel, les arbres, l’amour encore…

Dans les cartons, j’exhume une photo de moi à 19 ans, la seule qui me reste sans doute. J’ai déjà cet air sauvage, libre et en même temps sous un sourire à peine visible se révèle un personnage légèrement hautain. Je regarde avec émotion, interrogation, mes premières photos prise au Nikon, je relis d’anciens emails qui ont traversé le temps des différentes boites, je feuillette quelques pages de Touarance et d’attiRANce.

Ah oui, le sujet de ce papier était « Pourquoi l’Orient depuis les premiers temps ? »

Annemarie Schwarzenbach. Je me souviens de l’emprise des récits de voyage de cette femme écrivain suisse, photographe et voyageuse, qui a fui les conventions et le confort de son milieu à la recherche de l’Absolu, loin en Orient, Turquie, Iran, Pakistan, Afghanistan dès 1934 au prix de la solitude et de la désespérance.

 

« Un jour, il me faudra repartir et quitter cette île, poussée par mon impatience, en proie à l’errance, à cette force impérieuse et à ce penchant qui me jette vers des buts inconnus. »

 

Se jeter dans l’encre, la terre,
Ecrire le baiser
le Manque
l’Embrassade du présent
Tes doigts bleus qui habitent ma nuit.

 


 


Posted by iscia on septembre 30th, 2013 :: Filed under bleu,ether,Iscia
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O l’Oméga

Il attendait qu’elle repose sa tasse de thé vert.

– O l’Oméga ?
– Oui, la dernière voyelle de ce poème. Tu ne l’as pas oublié, n’est-ce pas ?
– Non, je ne l’ai pas oublié. J’entends encore le Clairon de cette page disparue. Tu m’écrivais alors que tu étais en Amérique du Sud. Que tu avais trouvé la paix dans les cimetières. J’avais cru que tu reviendrais.

Elle leva les yeux vers lui. Ses lèvres étaient couchées sur une plage déserte.

– J’étais loin. Loin de toi, très loin, à l’opposé de l’Océan, je crois. En pleine tempête, exilée. Je souviens que je lisais Dylan et regardait la mer se fracasser contre le hublot.
– Le bout du bout du monde?
– Non, je ne suis pas allée jusque là. Je ne sais même plus si je le regrette …
– Vraiment ? On dirait que tu as oublié…

Il avait raison. J’oubliais au fur à mesure que je buvais le monde à l’envers. Au rythme des kilomètres que je réclamais.

– Oui. Non ! Je ne sais plus. Je n’ai pas de souvenirs. Les rayons s’oxydent. Je crois que tout s’est effacé après avoir déserté l’Asie. J’ai tout laissé là-bas.
– Tu étais où alors ? à l’Est ? à l’Ouest ?
– Sur un autre continent. Je me souviens très bien de la violence de la lumière qui me brisait les yeux. C’était comme si on m’avait ouvert la tête. Les ondes lumineuses opéraient des oxymorons particuliers. J’ai senti que mon corps se concentrait dans les quelques doigts qui me restaient. J’étais reliée aux phalanges d’une ode étrangère.
– Les phalanges de la félonie.

Combien de rêves avais-je trahis ? Combien de silences m’avaient trompée ? De qui étaient ses mains qui me brûlaient ? What does that mean? Etait-ce une fugue, un subterfuge, une déroute ? Une rencontre à Helsinki? J’ai créé beaucoup de sang sur ces terres infécondes. L’instant vibrait, une ruse.

– Je sais les mots qui t’étaient destinés, dissous dans l’ozonosphère ou dans la roche volcanique des Moaïs.
– Je t’ai perdue comme on découvre un oasis.
– Cette odyssée, c’était toi. Cet exode, mon feu. L’omnibus de mon omission. Un sortilège qui s’évide sans contrainte et s’achève … m’achève …
– Tu es la fin et le début d’un alphabet que toi seule connais. Au retour, je t’ai vu libre … ovale comme une barque peinte en bleue et l’or du Pacifique …

Au retour, dans le salon de nos amours, il jouait sa musique. Les tapis inondaient sa tête nue, une offrande de ses mains …

Album Omega


Posted by iscia on juin 30th, 2011 :: Filed under album,bleu,Iscia

couleurs de l’automne

et j’aime les couleurs de l’automne … cette solitude sur les chemins à l’écart … ce silence dans le vacarme de la ville … cette impression d’échapper au monde, à la réalité du monde … (je ne sais comment dire, suis-je là ou absente ?)



Posted by iscia on mai 23rd, 2011 :: Filed under bleu,couleur,humeur
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chantier et réalités

ce serait le titre d’une série d’images … quelques souvenirs effacés d’une réalité complexe où seuls les détails m’ont retenue dans le présent …

Album ….


Posted by iscia on mai 23rd, 2011 :: Filed under album,bleu
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something like that (2)

Album de ce jour … très penché …


Posted by iscia on mai 19th, 2011 :: Filed under album,bleu
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Hommages …

Sur le fronton des cimetières au Chili et en Argentine (je n’ai pas remarqué en Europe), il est inscrit : « Paix » ou « Repose en Paix ». Je n’aime pas particulièrement les cimetières, mais quand je n’ai rien d’autres à faire, je vais traîner là. Je ne sais jamais quoi en penser, et je ne ressens presque rien. C’est un espace hors de la ville, autonome, avec ses propres ruelles et sa propre vie souterraine … c’est sans doute cela que j’aime

Alors, voici un hommage à la vie, aux anges et aux êtres d’ailleurs que je rencontre sur mon chemin, à la création et à toutes les furies, à toutes les passions … au doute, au vacillement, aux tourments, qui font que cela vaut la peine !

… et à la lessive 😉 mais les morts ne portent pas de chaussettes … voir Album Hommages sur Ors-Photo

Je n’ai pas eu le temps de trouver un poème d’un auteur Sud-Américain, je n’ai rien sous la main pour le moment … Juste cette phrase en tête : « Death is’nt the opposite of life but a part of it », du recueil de nouvelles que j’ai commencé mais non terminé, Firefly, Blind Willow, Sleeping Woman, Haruki Murakami

Peut-être pouvez-vous m’aider ?


Posted by iscia on mai 18th, 2011 :: Filed under album,bleu,Iscia
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