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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

cartomorning

c’est une page que j’ai griffonnée il y a quelques jours et vers laquelle je reviens régulièrement pour me souvenir ; c’est comme si je dessinais la carte du matin quand les idées se réveillent, j’essaie d’attraper des mots encore tout frais des rêves oubliés, ou plutôt des intentions premières, de celles qu’on voudrait suivre pour toute la journée …

 

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et avouer dans un livre composé de pages blanches et d’images lentes, la longue remontée du désir, du flux primitif, du voyage qui permet l’unité des temps et des corps …

 

 

 


Posted by iscia on juillet 29th, 2014 :: Filed under chambre,humeur,Iscia
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une histoire vraie

 

 

Je m’interroge sur l’importance de la photo dans ma vie.

En fait, cette histoire avec la photo, ça a commencé en parallèle — non, en quinconce — avec les mots, il y a presque 10 ans maintenant. J’aime les images et j’aime les mots, je suis amoureuse des mots, des possibilités de sens, des ambiguïtés, j’aime aussi les utiliser à contre-sens ou avec non-sens … je me laisse souvent emportée par leur rythme dans une phrase, un chant, ils me prennent comme une caresse. La sensualité  et la puissance énigmatique des mots, des images, des images, des mots.

Suis-je poète ?

Rapidement j’ai écrit ces « lettres d’amour » à vif, mais l’important était de partager, même virtuellement (cf. touarance) … je m’adressais presque toujours à un ami, à un amant, réel ou perdu, ou pour survivre à un secret antérieur et profond. L’idée était de prendre/donner, garder/propager un instant, le fugitif, avant sa disparition/réverbération. Oui, le travail photo-texte-diffusion a pris beaucoup de place au fur et à mesure du temps qui passe et dans l’errance de la vie et sans doute j’ai cru aux possibilités de vivre cet cohésion/fusion art-vie parce que je crois aux rêves charnels des lendemains.

Hier, j’ai retrouvé cette photo qui habite ma mémoire, mon histoire, depuis toujours si je veux dire la vérité. Elle a été prise en 2008 aux confins du Jura, dans une maison qui n’était pas la mienne, mais celle de mon amant de l’époque. On pourrait dire qu’elle est mienne tant ses contours m’appartiennent. C’est une partie de ma maison, my home. J’y ai passé quelques nuits secrètement car jamais rien n’a été dit, était-il mon amant ? j’étais photographe des pierres ocres et des vallées sombres. Peu importe, la photo existe et la permanence de cette lumière au petit matin, la fraîcheur de la chambre que je percevais sous la couette, et même ce bonheur de prendre cette photo, ce cri, cette liberté, quand l’amant dormait d’un sommeil d’enfant, sont les seules choses importantes, n’est-ce pas ?

Mon amour des contrées lointaines me conduit souvent à plonger dans les livres. Hier soir j’ai ouvert le livre de Sophie Calle, Des histoires vraies. La dernière photo est intitulée « la vue de ma vie », elle est accompagnée d’un petit texte :

La vue de ma vie

La fenêtre de ma chambre donne sur une prairie. Dans cette prairie, des taureaux. Des piques-boeufs les accompagnent. Sur la gauche des branches d’un saule pleureur. Au loin une rangée de frêne et de tamaris. Des aigrettes, une cigogne parfois… Rien de remarquable, et pourtant ce pré rayonne. Je ne saurais compter les heures passées à le regarder à travers la moustiquaire. Ce pré, cadré par la fenêtre, est l’image que mon regard aura le plus photographiée. La vue de ma vie.

Je n’ai pas encore trouvé/retrouvé la vue de ma vie, mais récemment j’ai eu l’intuition que bientôt elle allait me rejoindre, comme une histoire vraie.

 

 

 

 

 

 


Posted by iscia on septembre 8th, 2013 :: Filed under bruit,chambre,couleur,humeur,Iscia,légèreté,sans attache
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ce matin

 

La porte du mystère, une défaillance humaine l’ouvre, et nous voilà dans le royaume de l’ombre. Un faux pas, une syllabe achoppée révèlent la pensée d’un homme. Il y a dans le troubles des lieux de semblables serrures qui ferment mal sur l’infini.

Aragon, Le Paysan de Paris


Posted by iscia on janvier 13th, 2013 :: Filed under chambre,Iscia
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home

je travaille en ce moment sur une notion que j’ai perdue, celle du « chez soi » …
je me suis toujours demandée si on entendais la même chose avec l’expression en anglais « at home »  et « heimish » en allemand …

depuis mon retour, je suis installée nulle part, je n’arrive pas à poser mon sac à un endroit et y rester, cette idée même m’irrite … j’aime passer d’un espace à l’autre et goûter un autre temps, celui du voyageur, qui peut perdre 3 heures dans une correspondance entre deux trains ou bus, celui de l’errant qui sait que personne ne l’attend, celui du rêveur qui rejoint ses amis proches au bon moment …

j’aime bien cette image prise le dernier jour de 12, elle raconte beaucoup de choses, mon travail actuel en autre … et cette chambre que j’ai conquise au fond de la maison de mes parents, il y a peu de temps … ne serait-ce pas un peu chez moi ?

C’est ici que j’écris et où je me laisse à rêver au prochain voyage …

une autre image à Lyon cette fois-ci, lors d’un transfert d’un home à l’autre…


Posted by iscia on janvier 2nd, 2013 :: Filed under chambre,Iscia
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waiting in my room


Posted by iscia on octobre 21st, 2012 :: Filed under chambre,humeur,Iscia
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make a chance

le point est au milieu de la phrase
faute de retour
à la ligne
il n’entend plus le texte
ses yeux bougent
ses mains effacent le mur
la craie entoure le futur
mais il ne sait pas
la chance de partir


Posted by iscia on janvier 18th, 2012 :: Filed under bruit,chambre,Iscia
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samedi

samedi j’ai fait mon lit 🙂 après un premier café à midi avec la Mama … oui j’ai trainé hier soir, les chiens m’ont dénoncée à 5h du matin quand je suis rentrée … et même si la ligne était double, ce matin, les yeux sont ouverts …
j’ai donc fait mon lit … et cette fois c’est à peu près bien cadré …


Posted by iscia on mai 21st, 2011 :: Filed under chambre
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Streets

Je sais, vous m’attendiez. Me voilà !
Je suis sortie de la chambre, j’ai marché dans les rues de Buenos Aires (1) (2)… Pas facile de raconter …

peut-être cette musique de DJ Habett, The Gloss Bleed Game et sa composition … évoque une part de cette solitude profonde, de ce désir d’infini et des démons qu’il contient, des accidents qui reviennent de l’ombre, des fragments brisant les impossibilités de la dérive …


Posted by iscia on mai 16th, 2011 :: Filed under album,bleu,brique,chambre,dirty,Iscia
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dernière section

La pierre touchait le ventre de ses mains
Dehors se déplaçait le satellite de la lumière
Et les rayons de la télévision
Brisaient le silence
La fracture imparfaite
Des caractères
En conséquence

Tandis qu’au loin l’étranger concevait
Un balancement en point d’ors
Un trou sans tête encore
Une variation des dispersions
Parodiant
Un dernier mouvement,
Une fêlure sans section

Je disparaissais, longue distance,
Des savants de vanité
J’abusais tranquillement
Le changement intérieur,
La pierre des ancêtres,
La confusion féconde,
La transgression fantastique
L’obstination en Terre de Feu
Des doigts de mon sexe bleu

Autre album : The End


Posted by iscia on avril 26th, 2011 :: Filed under album,bleu,chambre,dirty,Iscia
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sas

Et l’abattement arrive au bout des 7 mois de voyage. L’épuisement sans fatigue, l’irritation de la solitude et l’ennui de toujours vouloir l’isolement, le retrait, la distance. Ce pays a des règles que je ne comprends pas (pas pu changer mes billets pour éviter ce séjour trop long de 5 jours) et des têtes sorties de je ne sais quel film. Je crois que je suis fatiguée de chercher à comprendre comment fonctionne une ville, où je peux dormir, manger, prendre les transports avec mon budget. Où sont les endroits que j’aime. Ce n’est jamais facile, car je ne suis pas facile. Finalement j’ai des exigences, même si je peux me contenter de peu.

J’essaie de profiter de ce temps pour me reposer, faire le point, penser le voyage dans les prochains jours. Pas facile quand on n’a pas le choix d’un endroit confortable. Je n’aime définitivement pas les dortoirs. Et puis, les problèmes techniques ne s’annoncent jamais. Crash d’un des deux disques durs. Heureusement le deuxième était (presque) à jour. Quelques photos de la fin du Japon et de Hong Kong perdues.

Evidemment les angoisses existentielles en profitent pour remonter des profondeurs du passé et cela aux pires moments de faiblesse. Dans quel pays vais-je vivre à mon retour ? quelle ville ? quel job qui me laissera libre ? Je suis seule face à moi-même et l’impression de tourner en rond m’énerve encore plus. Pas si facile d’être une vagabonde amoureuse des draps blancs et de la solitude. Le sas se termine lundi matin. Encore trois jours (à l’heure où je l’écris). Le lundi soir je dors sur un autre continent, à l’autre bout de la terre, à Santiago de Chili. Une nouvelle page ?

En attendant deux pages en couleurs nouvellement mises en ligne : Rouge et Vert


Posted by iscia on avril 9th, 2011 :: Filed under chambre,humeur,Iscia,rouge,vert
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