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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

je suis partie …

je suis partie
j’étais toi
tu étais sur les rails
à la station de l’idéal

j’étais loin de toi
je suis loin de toi
au milieu des cercles
de toi

c’est ainsi que je commence ce long poème …
à suivre …/…

 

Degi Hari


Posted by iscia on février 22nd, 2014 :: Filed under couleur,humeur,Iscia
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une histoire vraie

 

 

Je m’interroge sur l’importance de la photo dans ma vie.

En fait, cette histoire avec la photo, ça a commencé en parallèle — non, en quinconce — avec les mots, il y a presque 10 ans maintenant. J’aime les images et j’aime les mots, je suis amoureuse des mots, des possibilités de sens, des ambiguïtés, j’aime aussi les utiliser à contre-sens ou avec non-sens … je me laisse souvent emportée par leur rythme dans une phrase, un chant, ils me prennent comme une caresse. La sensualité  et la puissance énigmatique des mots, des images, des images, des mots.

Suis-je poète ?

Rapidement j’ai écrit ces « lettres d’amour » à vif, mais l’important était de partager, même virtuellement (cf. touarance) … je m’adressais presque toujours à un ami, à un amant, réel ou perdu, ou pour survivre à un secret antérieur et profond. L’idée était de prendre/donner, garder/propager un instant, le fugitif, avant sa disparition/réverbération. Oui, le travail photo-texte-diffusion a pris beaucoup de place au fur et à mesure du temps qui passe et dans l’errance de la vie et sans doute j’ai cru aux possibilités de vivre cet cohésion/fusion art-vie parce que je crois aux rêves charnels des lendemains.

Hier, j’ai retrouvé cette photo qui habite ma mémoire, mon histoire, depuis toujours si je veux dire la vérité. Elle a été prise en 2008 aux confins du Jura, dans une maison qui n’était pas la mienne, mais celle de mon amant de l’époque. On pourrait dire qu’elle est mienne tant ses contours m’appartiennent. C’est une partie de ma maison, my home. J’y ai passé quelques nuits secrètement car jamais rien n’a été dit, était-il mon amant ? j’étais photographe des pierres ocres et des vallées sombres. Peu importe, la photo existe et la permanence de cette lumière au petit matin, la fraîcheur de la chambre que je percevais sous la couette, et même ce bonheur de prendre cette photo, ce cri, cette liberté, quand l’amant dormait d’un sommeil d’enfant, sont les seules choses importantes, n’est-ce pas ?

Mon amour des contrées lointaines me conduit souvent à plonger dans les livres. Hier soir j’ai ouvert le livre de Sophie Calle, Des histoires vraies. La dernière photo est intitulée « la vue de ma vie », elle est accompagnée d’un petit texte :

La vue de ma vie

La fenêtre de ma chambre donne sur une prairie. Dans cette prairie, des taureaux. Des piques-boeufs les accompagnent. Sur la gauche des branches d’un saule pleureur. Au loin une rangée de frêne et de tamaris. Des aigrettes, une cigogne parfois… Rien de remarquable, et pourtant ce pré rayonne. Je ne saurais compter les heures passées à le regarder à travers la moustiquaire. Ce pré, cadré par la fenêtre, est l’image que mon regard aura le plus photographiée. La vue de ma vie.

Je n’ai pas encore trouvé/retrouvé la vue de ma vie, mais récemment j’ai eu l’intuition que bientôt elle allait me rejoindre, comme une histoire vraie.

 

 

 

 

 

 


Posted by iscia on septembre 8th, 2013 :: Filed under bruit,chambre,couleur,humeur,Iscia,légèreté,sans attache
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ajouter

les arbres avaient-ils inventé un nouvel alphabet ?

≗⊘℥ℑ℉åṏ
úƱƿ⊜⋜ℳ
ģǐṉṷ
ẉƧƧƧ
ẏẦẦẦ

(…) et pourtant ça m’a échappé – encore une fois !

le merveilleux arrangeait le chaos de la clairière – après la tempête ou le chavirement des parfums, je ne sais plus, c’était presque le printemps, ses doigts sentaient la sève, je me souviens maintenant, j’avais tout juste mis les pieds dans la Loire que le soleil déjà se couchait, il n’y avait plus de lumière sur l’image, alors que les bourgeons descendaient la colonne des souvenirs, je manquais encore de souffle, les virgules ne s’alignaient pas comme je l’avais imaginé, mais il est temps, il est en retard même, je suis en retard, ce n’est pas grave, le bleu des limaces remontait le long de la véritable histoire, mais personne ne le saura

 

 


Posted by iscia on mars 15th, 2013 :: Filed under couleur,Iscia,légèreté
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London again


Posted by iscia on octobre 10th, 2012 :: Filed under couleur,Iscia
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ce n’était qu’un poème …


Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;

I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrement divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

Arthur Rimbaud (1871)


Posted by iscia on juillet 14th, 2011 :: Filed under couleur,ether,Iscia
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couleurs de l’automne

et j’aime les couleurs de l’automne … cette solitude sur les chemins à l’écart … ce silence dans le vacarme de la ville … cette impression d’échapper au monde, à la réalité du monde … (je ne sais comment dire, suis-je là ou absente ?)



Posted by iscia on mai 23rd, 2011 :: Filed under bleu,couleur,humeur
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souris


Posted by iscia on mars 3rd, 2011 :: Filed under couleur,humeur,Iscia
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dernière nuit

On ne fait pas l’amour le dernier soir. Je regarde mes mails, le temps est orageux. Les fleurs sur la table penchent de la tête. Je prends un verre. Dehors la mer est noire. Je ne dormirai pas cette nuit.
J’ai oublié les détails, et pourtant je sais qu’il est parti. Les travestis en bas de l’hôtel ne m’ont rien dit, mais elles le savent bien.
Au loin la mer est chaotique. Les vagues se fracassent sans ordre. Impossible de prévoir le bon moment.

Je pars demain.


Posted by iscia on janvier 5th, 2011 :: Filed under couleur,Iscia,légèreté,rouge
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waiting


Posted by iscia on décembre 30th, 2010 :: Filed under couleur,Iscia,rouge
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letters

I’m in Chennai until 9th January. You can send your postal card at Poste Restante or at Broad Lands Lodge, No 18, Near Star Theater, Vallala Agraharam Street, Triplicane, Chennai – 600005

I like to read you in the morning, in the night… in the light, in the dark … in solitude’s silence, in street’s violence …


Posted by iscia on décembre 22nd, 2010 :: Filed under couleur,Iscia,rouge
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