desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

silence

quand la Loire se retire

« Joli mois de mai » je demeure dans le silence et le retrait !

Je regarde les nuages, compte la pluie, sens l’orage.

J’ouvre les pages au milieu des livres qui s’étalent à l’horizontale plus qu’à la verticale, j’invente une trouée dans l’obscurité du dehors de ce que je n’imagine plus ; tous les jours je poursuis hors des routes les mots et les images que j’oublie, des armées de nouveaux mondes naissent en complotant à mon insu et parce que je suis là, entière, à les écouter secrètement …

Je me reconnecte par la lecture.
Un passage de Nietzsche dans Gai savoir, qui vient s’ajuster avec le post précédent et les trouées de papier que la Loire laisse en se retirant (photo) :

261. L’originalité

« Qu’est-ce que l’originalité ? C’est voir quelque chose qui n’a pas encore de nom, qui ne peut encore être nommé, bien que cela soit sous les yeux de tous. Tels sont les hommes habituellement qu’il leur faut un nom pour qu’une chose soit visible. Les originaux ont été le plus souvent ceux qui ont donné des noms au choses. »


Posted by iscia on mai 1st, 2014 :: Filed under home,humeur