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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

cartomorning

c’est une page que j’ai griffonnée il y a quelques jours et vers laquelle je reviens régulièrement pour me souvenir ; c’est comme si je dessinais la carte du matin quand les idées se réveillent, j’essaie d’attraper des mots encore tout frais des rêves oubliés, ou plutôt des intentions premières, de celles qu’on voudrait suivre pour toute la journée …

 

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et avouer dans un livre composé de pages blanches et d’images lentes, la longue remontée du désir, du flux primitif, du voyage qui permet l’unité des temps et des corps …

 

 

 


Posted by iscia on juillet 29th, 2014 :: Filed under chambre,humeur,Iscia
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silence

quand la Loire se retire

« Joli mois de mai » je demeure dans le silence et le retrait !

Je regarde les nuages, compte la pluie, sens l’orage.

J’ouvre les pages au milieu des livres qui s’étalent à l’horizontale plus qu’à la verticale, j’invente une trouée dans l’obscurité du dehors de ce que je n’imagine plus ; tous les jours je poursuis hors des routes les mots et les images que j’oublie, des armées de nouveaux mondes naissent en complotant à mon insu et parce que je suis là, entière, à les écouter secrètement …

Je me reconnecte par la lecture.
Un passage de Nietzsche dans Gai savoir, qui vient s’ajuster avec le post précédent et les trouées de papier que la Loire laisse en se retirant (photo) :

261. L’originalité

« Qu’est-ce que l’originalité ? C’est voir quelque chose qui n’a pas encore de nom, qui ne peut encore être nommé, bien que cela soit sous les yeux de tous. Tels sont les hommes habituellement qu’il leur faut un nom pour qu’une chose soit visible. Les originaux ont été le plus souvent ceux qui ont donné des noms au choses. »


Posted by iscia on mai 1st, 2014 :: Filed under home,humeur

je suis partie …

je suis partie
j’étais toi
tu étais sur les rails
à la station de l’idéal

j’étais loin de toi
je suis loin de toi
au milieu des cercles
de toi

c’est ainsi que je commence ce long poème …
à suivre …/…

 

Degi Hari


Posted by iscia on février 22nd, 2014 :: Filed under couleur,humeur,Iscia
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2014

(année 2014 qu’elle vous soit lyrique, érotique et mystique, titre adapté pour le référencement, la gloire et pour mes amis 😉

c’était hier la tempête
des lumières sombres
une nuit, un lendemain
ascenseur défalqué
de la saison
mécanique orientée
sans sujet, esprit de mon temps

je cueille les lauriers pour les aveugles
qui n’ont pas lu la mer
coulée dans le vent de la paresse-caresse

le cri de la muse
la rage
le cycle
évolution

je n’ai pas écrit
l’ici
ni l’avant, les palmes de l’enfant
je ne me suis pas battue
devant
j’étais –
le vide,
l’attraction du non-connu

 


Posted by iscia on janvier 5th, 2014 :: Filed under bleu,humeur,Iscia
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une histoire vraie

 

 

Je m’interroge sur l’importance de la photo dans ma vie.

En fait, cette histoire avec la photo, ça a commencé en parallèle — non, en quinconce — avec les mots, il y a presque 10 ans maintenant. J’aime les images et j’aime les mots, je suis amoureuse des mots, des possibilités de sens, des ambiguïtés, j’aime aussi les utiliser à contre-sens ou avec non-sens … je me laisse souvent emportée par leur rythme dans une phrase, un chant, ils me prennent comme une caresse. La sensualité  et la puissance énigmatique des mots, des images, des images, des mots.

Suis-je poète ?

Rapidement j’ai écrit ces « lettres d’amour » à vif, mais l’important était de partager, même virtuellement (cf. touarance) … je m’adressais presque toujours à un ami, à un amant, réel ou perdu, ou pour survivre à un secret antérieur et profond. L’idée était de prendre/donner, garder/propager un instant, le fugitif, avant sa disparition/réverbération. Oui, le travail photo-texte-diffusion a pris beaucoup de place au fur et à mesure du temps qui passe et dans l’errance de la vie et sans doute j’ai cru aux possibilités de vivre cet cohésion/fusion art-vie parce que je crois aux rêves charnels des lendemains.

Hier, j’ai retrouvé cette photo qui habite ma mémoire, mon histoire, depuis toujours si je veux dire la vérité. Elle a été prise en 2008 aux confins du Jura, dans une maison qui n’était pas la mienne, mais celle de mon amant de l’époque. On pourrait dire qu’elle est mienne tant ses contours m’appartiennent. C’est une partie de ma maison, my home. J’y ai passé quelques nuits secrètement car jamais rien n’a été dit, était-il mon amant ? j’étais photographe des pierres ocres et des vallées sombres. Peu importe, la photo existe et la permanence de cette lumière au petit matin, la fraîcheur de la chambre que je percevais sous la couette, et même ce bonheur de prendre cette photo, ce cri, cette liberté, quand l’amant dormait d’un sommeil d’enfant, sont les seules choses importantes, n’est-ce pas ?

Mon amour des contrées lointaines me conduit souvent à plonger dans les livres. Hier soir j’ai ouvert le livre de Sophie Calle, Des histoires vraies. La dernière photo est intitulée « la vue de ma vie », elle est accompagnée d’un petit texte :

La vue de ma vie

La fenêtre de ma chambre donne sur une prairie. Dans cette prairie, des taureaux. Des piques-boeufs les accompagnent. Sur la gauche des branches d’un saule pleureur. Au loin une rangée de frêne et de tamaris. Des aigrettes, une cigogne parfois… Rien de remarquable, et pourtant ce pré rayonne. Je ne saurais compter les heures passées à le regarder à travers la moustiquaire. Ce pré, cadré par la fenêtre, est l’image que mon regard aura le plus photographiée. La vue de ma vie.

Je n’ai pas encore trouvé/retrouvé la vue de ma vie, mais récemment j’ai eu l’intuition que bientôt elle allait me rejoindre, comme une histoire vraie.

 

 

 

 

 

 


Posted by iscia on septembre 8th, 2013 :: Filed under bruit,chambre,couleur,humeur,Iscia,légèreté,sans attache
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rage

j’ai la rage depuis ce matin, depuis toujours … depuis que je suis partie de ma terre …
J’ai la rage aussi parce que je n’ai pas fait le travail que je voulais faire – my home –  …

ils ont fermé mon école – mais ça doit dater d’un moment cette histoire …
impression de temps divers, d’un temps d’hiver, de souvenirs persistants, percutants
comment savoir ?

 


Posted by iscia on janvier 4th, 2013 :: Filed under humeur,Iscia
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waiting in my room


Posted by iscia on octobre 21st, 2012 :: Filed under chambre,humeur,Iscia
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2012

Nouvelle année sous le signe du 1 et du 2 ou l’inverse x 2

Carré, Cercle, et Cosmos

Pour les images, la musique, les intensités de/dans tous les sens

Pour notre propre terre (territoire), notre langage (fortune), notre dérèglement (infini)…

Album de mon exil


Posted by iscia on janvier 8th, 2012 :: Filed under album,fantaisie,humeur
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couleurs de l’automne

et j’aime les couleurs de l’automne … cette solitude sur les chemins à l’écart … ce silence dans le vacarme de la ville … cette impression d’échapper au monde, à la réalité du monde … (je ne sais comment dire, suis-je là ou absente ?)



Posted by iscia on mai 23rd, 2011 :: Filed under bleu,couleur,humeur
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sas

Et l’abattement arrive au bout des 7 mois de voyage. L’épuisement sans fatigue, l’irritation de la solitude et l’ennui de toujours vouloir l’isolement, le retrait, la distance. Ce pays a des règles que je ne comprends pas (pas pu changer mes billets pour éviter ce séjour trop long de 5 jours) et des têtes sorties de je ne sais quel film. Je crois que je suis fatiguée de chercher à comprendre comment fonctionne une ville, où je peux dormir, manger, prendre les transports avec mon budget. Où sont les endroits que j’aime. Ce n’est jamais facile, car je ne suis pas facile. Finalement j’ai des exigences, même si je peux me contenter de peu.

J’essaie de profiter de ce temps pour me reposer, faire le point, penser le voyage dans les prochains jours. Pas facile quand on n’a pas le choix d’un endroit confortable. Je n’aime définitivement pas les dortoirs. Et puis, les problèmes techniques ne s’annoncent jamais. Crash d’un des deux disques durs. Heureusement le deuxième était (presque) à jour. Quelques photos de la fin du Japon et de Hong Kong perdues.

Evidemment les angoisses existentielles en profitent pour remonter des profondeurs du passé et cela aux pires moments de faiblesse. Dans quel pays vais-je vivre à mon retour ? quelle ville ? quel job qui me laissera libre ? Je suis seule face à moi-même et l’impression de tourner en rond m’énerve encore plus. Pas si facile d’être une vagabonde amoureuse des draps blancs et de la solitude. Le sas se termine lundi matin. Encore trois jours (à l’heure où je l’écris). Le lundi soir je dors sur un autre continent, à l’autre bout de la terre, à Santiago de Chili. Une nouvelle page ?

En attendant deux pages en couleurs nouvellement mises en ligne : Rouge et Vert


Posted by iscia on avril 9th, 2011 :: Filed under chambre,humeur,Iscia,rouge,vert
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