desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

anitya

Papier

 

encore une fois, je crois que j’ai perdu – et c’est un don – dans ce voyage intérieur, jusqu’au sens des mots, à force de les démanteler, de fissurer leurs origines et la fin de leurs sens supposés, par mon propre élan de vie, l’esprit qui habite ce corps – qui est le mien ; cependant une chose est certaine : ce que je ressens est bien réel, je suis vivante et j’aime observer mes cellules comme autant de nuages qui viennent et disparaissent – Anitya !

 

 

 

 


Posted by iscia on mai 28th, 2014 :: Filed under bleu,bruit,ether

nouvelles livraisons

je suis rentrée avec une valise de livres, de cartes et de notes ;
ici d’autres livres m’attendaient, d’autres feuilles, d’autres attirances

je suis allée marcher comme souvent je le fais pour laisser l’avantage aux contours imprécis de mes questionnements, pendant des heures le corps devient un concentré de poudre comme de la neige en suspension ; je suis arrivée ici malgré la ville, l’écart, la distance, tout est relatif au quotient de la folie

bien sûr c’est mon image qui m’effraie, le clou de la sincérité coincé au pied de la table, à moins que ce soit la tendresse qui pénétre le ciment des ruptures ; puisque les yeux sont prisonniers d’une réalité que je rejette, je serai nomade ;

RIEN ne sera accepté, trop de difficultés –°’

 

mes livres


Posted by iscia on avril 8th, 2014 :: Filed under bleu,brique,bruit,Iscia
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place question

 

normalement la forme doit disparaître


Posted by iscia on septembre 21st, 2013 :: Filed under bruit
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une histoire vraie

 

 

Je m’interroge sur l’importance de la photo dans ma vie.

En fait, cette histoire avec la photo, ça a commencé en parallèle — non, en quinconce — avec les mots, il y a presque 10 ans maintenant. J’aime les images et j’aime les mots, je suis amoureuse des mots, des possibilités de sens, des ambiguïtés, j’aime aussi les utiliser à contre-sens ou avec non-sens … je me laisse souvent emportée par leur rythme dans une phrase, un chant, ils me prennent comme une caresse. La sensualité  et la puissance énigmatique des mots, des images, des images, des mots.

Suis-je poète ?

Rapidement j’ai écrit ces « lettres d’amour » à vif, mais l’important était de partager, même virtuellement (cf. touarance) … je m’adressais presque toujours à un ami, à un amant, réel ou perdu, ou pour survivre à un secret antérieur et profond. L’idée était de prendre/donner, garder/propager un instant, le fugitif, avant sa disparition/réverbération. Oui, le travail photo-texte-diffusion a pris beaucoup de place au fur et à mesure du temps qui passe et dans l’errance de la vie et sans doute j’ai cru aux possibilités de vivre cet cohésion/fusion art-vie parce que je crois aux rêves charnels des lendemains.

Hier, j’ai retrouvé cette photo qui habite ma mémoire, mon histoire, depuis toujours si je veux dire la vérité. Elle a été prise en 2008 aux confins du Jura, dans une maison qui n’était pas la mienne, mais celle de mon amant de l’époque. On pourrait dire qu’elle est mienne tant ses contours m’appartiennent. C’est une partie de ma maison, my home. J’y ai passé quelques nuits secrètement car jamais rien n’a été dit, était-il mon amant ? j’étais photographe des pierres ocres et des vallées sombres. Peu importe, la photo existe et la permanence de cette lumière au petit matin, la fraîcheur de la chambre que je percevais sous la couette, et même ce bonheur de prendre cette photo, ce cri, cette liberté, quand l’amant dormait d’un sommeil d’enfant, sont les seules choses importantes, n’est-ce pas ?

Mon amour des contrées lointaines me conduit souvent à plonger dans les livres. Hier soir j’ai ouvert le livre de Sophie Calle, Des histoires vraies. La dernière photo est intitulée « la vue de ma vie », elle est accompagnée d’un petit texte :

La vue de ma vie

La fenêtre de ma chambre donne sur une prairie. Dans cette prairie, des taureaux. Des piques-boeufs les accompagnent. Sur la gauche des branches d’un saule pleureur. Au loin une rangée de frêne et de tamaris. Des aigrettes, une cigogne parfois… Rien de remarquable, et pourtant ce pré rayonne. Je ne saurais compter les heures passées à le regarder à travers la moustiquaire. Ce pré, cadré par la fenêtre, est l’image que mon regard aura le plus photographiée. La vue de ma vie.

Je n’ai pas encore trouvé/retrouvé la vue de ma vie, mais récemment j’ai eu l’intuition que bientôt elle allait me rejoindre, comme une histoire vraie.

 

 

 

 

 

 


Posted by iscia on septembre 8th, 2013 :: Filed under bruit,chambre,couleur,humeur,Iscia,légèreté,sans attache
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make a chance

le point est au milieu de la phrase
faute de retour
à la ligne
il n’entend plus le texte
ses yeux bougent
ses mains effacent le mur
la craie entoure le futur
mais il ne sait pas
la chance de partir


Posted by iscia on janvier 18th, 2012 :: Filed under bruit,chambre,Iscia
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time inside

Time (album)


Posted by iscia on décembre 25th, 2011 :: Filed under album,bruit,Iscia
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fondation&erosion

Berlin dans les vagues de mes paysages

les fondations, des trous béants d’hier ou d’aujourd’hui, l’érosion des herbes folles sur les temps et le lierre suspendu aux fenêtres, d’autres lignes – toujours – et des rails vers d’autres pays, des lumières intérieures et des abats-jour comme on n’en fait plus, des enfants et des balançoires en guise de portrait …

Album fondation&erosion


Posted by iscia on décembre 15th, 2011 :: Filed under album,brique,bruit,Iscia
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transition – time

et une vidéo sur la musique de Stéphane … avec des images d’une nuit à Berlin Est … transition – time //

album transition – 2


Posted by iscia on décembre 11th, 2011 :: Filed under album,bruit,Iscia
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not so … grasp


Posted by iscia on décembre 5th, 2011 :: Filed under brique,bruit,Iscia
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Adieu Vietnam

Adieu Vietnam,

j’ai vu tes ruelles encombrées et tes salles désertées
j’ai dormi seule, et j’ai trouvé le café peu salé
vous étions nombreux à m’attendre
mais je me suis effacée, j’ai oublié pourquoi

je n’aurais pas perdu ma forme si je n’avais pas
essayé de remonter le pont Long Bien
et ou de descendre la ligne de chemin de fer,
l’arrêt était un accident juste

à nouveau l’horizon du départ, un vol
la perspective de l’arrivée,
une nouvelle ville, extrême, Tokyo

je jouerai une femme aux yeux verts
qui porterai un sac avec un violon dedans
et un porte-manteau

je regarderai les panneaux
que les étoiles jètent sur le trottoir avant de disparaitre
et je manipulerai les cartes que je n’ai pas encore gagées

Triple Album

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Posted by iscia on mars 10th, 2011 :: Filed under album,bruit,vert
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