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des ors d'Ionie – desordre d'isle

Ors d’Ionie – Voyelles élémentaires

(Page en deux parties)

Voyelles « déroutées »

Ce n’était qu’un poème, la faillite du retour

Pieds sur les terres de mon errance, j’ai traversé les vibrations du poème de Rimbaud, Voyelles.
Mains dans les feuilles non encore écrites, j’ai fait pousser les mots et les images, au coin de ma mémoire, dans les vrilles élémentaires de ma solitude.
Souffle effrayé de ma course, je faillis fébrile dans la révolution de mon retour…

« ce n’était qu’un poème … »

Effluves des esprits, Ivresse des icônes, Uranium des univers urbains, Océan des oxymorons disjoints …  amusement, décalage de l’histoire, de mes trajectoires sans issue …

Les liens de cette page, sur ce poème de Rimbaud, sont les marques de cette dérive sur Desordionie … d’autres passages pour revoir, relire, goûter à nouveau : Poème, fiction, autour d’une photo ou d’une série … et cette vidéo, apogée de cette création à deux à distance, « ce n’est qu’une photo » …

9 mois, de fin Août à fin Mai, de la fin de l’été au début de l’automne (hémisphère sud), de la lettre A à la voyelle O, du Noir des cendres au Bleu des ondes particulières, du Moyen-Orient que  j’avais déjà entraperçu au Bout du monde en Amérique du Sud. Un « voyage atypique » m’avait dit mon agence à Paris. Un parcours difficile et merveilleux qu’il m’est difficile de boucler ! Et pourtant je suis de retour …

De retour, en station immobile, en Touraine sur la terre de mon enfance. Alors je trafique en dissolvant les ions, je manipule les éléments, explose les agencements. Dans l’égarement du présent.

… Towards no way …

Towards no way

C’était l’annonce de mon « non-projet », les Ors d’Ionie (desordionie) de mon départ

Toutes ces années écoulées, et je suis restée là, attentive au mouvement. Tous ces voltiges passés m’ont laissé dépouillée. La tempête a pénétré la cage d’escalier et enfin les larmes et le sang ont coulé …

Je pars !

Le plaisant trémolo d’un air de mandoline
Montant d’un cliquetis de verres et de voix
Là où s’attardent à midi les poissonniers, là où les murs
De Magnus Martyr irradient
L’inexplicable éclat de leurs ors d’Ionie.
Le fleuve sue
Le mazout et la poix
Les gabares dérivent
Avec le flot changeant
Leurs voiles rouges
Déployées sous le vent […] (1)

Aucun bagage (si peu mais de précieux), je suis une pente difficile, …

Au vif de la vie, quand on a la blessure de Dieu ouverte en soi, avant de shooter, il faut absolument pratiquer l’évidement, la vidange – au vif, la vie n’est plus humaine, mais vie d’anges, de bêtes : « dans la nuit calme des jungles sous les ailes silencieuses de l’anophèle ». (2)

1. La Terre vaine, T.S. Elliot
2. Agonie, Antoine d’Agata (citation de W. S. Borroughs)


Posted by iscia on février 28th, 2010 :: Filed under

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