Damascus, , " />

desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

blindness

toujours devant le mur
ce matin cette nuit cette pluie
qui ne vient pas
les cafards ont fui
les puces ont atterri
je ne vois rien

la nuit tombe
chaque jour en avance
les ongles envoilés
les gants enfoncés
le blues en bas de la rivière
asséchée
le réseau dans la rue
en face mon autre espace

je ne vois rien
épuisement des sentiments
aucun chant n’est nouveau
le blues glisse dans le blanc

pourquoi ne vais-je pas là-bas
ils m’attendent
dans le désert
les lézards et les scorpions
pourquoi ne vais-je pas me sentir bien
dans le désert

je ne vois rien
je ne donne rien
des riens
des notes

One more cup of coffee – please

Il me tarde de prendre le chemin de Beyrouth … mardi prochain. Qu’ai-je à faire encore ici à Damascus ? Oui des photos. J’y vais après ce post. Je vous écris comme si j’étais suivie. Je me retourne et vous êtes loin. C’est mon chemin. Je ne devrais même pas en parler.


Posted by iscia on septembre 16th, 2010 :: Filed under bruit,Iscia,noir
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lignes blanches et ingrates

Aujourd’hui j’ai commencé les lignes inhospitalières des Hauts du Hurlevent.

Premier jour où la lumiere m a rejoint … dans la paix blanche d’une fin d’été. L absence des minutes engloutie dans la musique again …


Posted by iscia on septembre 11th, 2010 :: Filed under blanc,chambre,Iscia
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L homme a la valise

Pres du souk, j’ai vu cet homme en plein milieu de la place, en face de la mosquée Omayad. Il portait une valise qu’il a posé un moment, un long moment. Non, il n’était pas au téléphone. Il s’est arrêté en plein soleil de midi.

Je n’ai pas vu dans quelle direction il allait. Je suis repartie trop vite.


Posted by iscia on septembre 9th, 2010 :: Filed under Iscia
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Broken Home

De retour à la ville après un séjour chez les soeurs, dans un couvent à 50-80 km de Damas. Week-end de retraite là-bas, où on accueille aussi les orphelins. Lundi, jour de chance : je croise les doigts, je crois avoir trouvé une chambre chez une française de passage.

Isolement dans les montagnes. Je voulais écrire. J’ai commencé. J’ai tenté de me recueillir, du moins de me retrouver. Et trouver un peu de fraîcheur. Soigner mes bleus. Ceux du sac à dos : un beau sur chaque épaule et sur les jambes. Je cherchais le silence, mais les enfants sont plutôt excités ici. Des dizaines courent dans tous les sens, claquent les portes, crient. Aucun contact avec la population de cette prison. Résistance de mon côté. Moments de solitude avec isolement dans la musique. Bob Dylan, Gil Scott-Heron, DJ Krush, Underworld. Aucune connexion internet.

Je suis loin de perdre pieds. It’s a long way. Il me tarde de goûter au sel de l’errance.

Je suis juste partie. Broken Home.

Dans ce beau village perché à flan de canyons, les maisons sont peu à peu rachetées par de riches damasciens. D’autres se construisent, énormes. Les français et les commissions européennes sont passés par là. Plusieurs dizaines de cars de touristes par jour jusqu’à la nuit. Un seul hôtel de luxe, deux couvents et une ou deux mosquées. Une sainte locale, Sainte Takla et un autre, Saint Sarkis, qui est associé à Bacchus. Je ne sais pas si la nuit on s’adonne aux bacchantes, au sommet du canyon, avec vue sur la vallée et les immenses plaines désertiques. D’après ce que j’ai lu et en résumé à ma manière, Sainte Takla a voulu échapper au mariage promis et dans sa fuite elle a trouvé un refuge dans le roc où elle a fini sa vie. Ca me va bien comme bonne femme. Une femme ours. Au passage, on peut ajouter qu’elle n’était pas seule, je veux dire que Saint Paul était avec elle, du moins à distance. Et puis, elle serait la première apôtre féminine.

Une dizaine de pages écrite pour cette semaine passée loin de mon pays. Et des dizaines de morceaux de musique dans les oreilles. Peu de photos. Pas encore le moment. La lumière est tellement violente que le Sulka en perd parfois son latin. Et je n’ai pas encore les bases de ma musique.

Et mes photos ? Voici un premier album, des images de mon attente. J’en ai même déjà perdues celles du lac de Tibériade à Umm Qays. Soixante images effacées par mégarde, sans doute quand j’ai voulu formaté ma carte, après la frontière, en arrivant sur Damas. J’avais de beaux autoportraits dans la chambre .(

Alors j’écoute de la musique. Le matin dans le bus ou dans les cafés, on peut entendre Fairuz. Que j’aime mettre en écho avec mes propres morceaux en réserve sur mes disquettes 😉


Posted by iscia on septembre 6th, 2010 :: Filed under album,blanc,Iscia
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legerete n est pas

legerete n est pas facilite, comment leur expliquer cela ?

j ai mange ce soir au Casablanca à Damas, j avais besoin de recharger les batteries, apres mon errance dans les montagnes et deserts de Jordanie

je suis sur les traces des ors d Ionie, mais meme le soleil couchant sur les vieilles maisons damasciennes du bazar ne m ont emue
il faut dire que j ai quasi pas dormi la nuit derniere a Umm Qays ou Ramadan est fete toute la nuit jusqu au debut du jeune, a 4h10

si je cherche une sorte de legerete dans mon errance, je hais la facilite et ses regards appuyes des uns et des autres sur mon passage dans les hotels, les bus, etc… Ca devient penible… est-ce la TV, Internet, les romans a trois sous ? ou y a t il une femme qui s est rendu celebre dans le coin pour ses bons soins ? ah, la francaise (je ne trouve pas le point d exclamation sur ce clavier), etc.

pour le moment je cherche le parfum du jasmin et la musique du silence

2 photos ce soir en rentrant – je boude

PS : Facebook est bloque ici, ainsi que couchsurfing


Posted by iscia on septembre 2nd, 2010 :: Filed under bruit,chambre,Iscia,légèreté,noir
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