départ, , " />

desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

je suis partie …

je suis partie
j’étais toi
tu étais sur les rails
à la station de l’idéal

j’étais loin de toi
je suis loin de toi
au milieu des cercles
de toi

c’est ainsi que je commence ce long poème …
à suivre …/…

 

Degi Hari


Posted by iscia on février 22nd, 2014 :: Filed under couleur,humeur,Iscia
Tags :: , ,

je repars

préparation du sac …

destination la Creuse …

traversée d’un département à l’autre (7 heures)

quelle excitation !

ce soir je marcherai sur une autre terre

et je mangerai des pommes

le départ ///

l’inconnu

la place nouvelle

cet exil volontaire

 

 

« La démarche de l’esprit se frayant un chemin à l’envers des choses menait à coup sûr à des profondeurs sublimes, mais rendait impossible l’exercice même qui consiste à être. Il avait trop souvent aliéné le bonheur d’aller droit devant soi dans l’actualité du moment, laissant le fortuit redevenir son lot, ne sachant pas où il coucherait ce soir, ni comment dans huit jours il gagnerait son pain. Le changement était une renaissance et presque une métempsychose. Le mouvement alterné des jambes suffisait à contenter l’âme. Ses yeux se bornaient sans plus à diriger sa marche, tout en jouissant de la belle verdeur de l’herbe. L’ouïe enregistrait avec satisfaction le hennissement d’un poulain galopant le long d’une haie vive ou l’insignifiant grincement d’une carriole. Une totale liberté naissait du départ. »

“La promenade sur la dune”, L’Oeuvre au noir, Marguerite Yourcenar

 


Posted by iscia on octobre 8th, 2013 :: Filed under Iscia
Tags ::

partance

c’est ça, finalement, que je trouve beau : c’est de toujours pouvoir ressentir la brûlure du départ, l’excitation des kilomètres, la joie de l’arrivée sur une terre inconnue ! et de sentir qu’à chaque moment, je disparais …

Punta Arenas, Patagonie, Chili


Posted by iscia on avril 20th, 2011 :: Filed under Iscia
Tags :: , , , , ,

Adieu Vietnam

Adieu Vietnam,

j’ai vu tes ruelles encombrées et tes salles désertées
j’ai dormi seule, et j’ai trouvé le café peu salé
vous étions nombreux à m’attendre
mais je me suis effacée, j’ai oublié pourquoi

je n’aurais pas perdu ma forme si je n’avais pas
essayé de remonter le pont Long Bien
et ou de descendre la ligne de chemin de fer,
l’arrêt était un accident juste

à nouveau l’horizon du départ, un vol
la perspective de l’arrivée,
une nouvelle ville, extrême, Tokyo

je jouerai une femme aux yeux verts
qui porterai un sac avec un violon dedans
et un porte-manteau

je regarderai les panneaux
que les étoiles jètent sur le trottoir avant de disparaitre
et je manipulerai les cartes que je n’ai pas encore gagées

Triple Album

/////


Posted by iscia on mars 10th, 2011 :: Filed under album,bruit,vert
Tags :: , , ,

grain de départ

Des jours, passent, un jour se passe mal … alors, je m’allonge et regarde le plafond. Puis je me mets à aimer la douceur des draps, leur chaleur sous le toit. Mes cheveux dans le fan caressent ma nuque.

Les tables de snooker à l’hôtel Kirirom, à 10 minutes du marché O’Reysay où je traine habituellement – magnifiques de silence. Trois jeux en cours. Des doigts retournés autour des queues et des billes sensationnelles. Je regardais sans mon oeil. Je voulais être seule face à ces faux diamants et vrais rubis.
– Temps à l’arrêt sous les néons que l’on remet sur le tapis.

Les glaçons ont fondus maintenant. Il ne reste plus que l’eau fraiche sous la véranda. 30°à 21h et la radio dans l’autre chambre. J’écoute. Au moment où j’écoute Kemuri me fait signe. Dans mes contradictions;

Je suis sur le départ et 5e douche dans le juste futur. Je quitte Phnom Penh demain. C’est décidé. Je vais chercher le printemps dans le Nord.


Posted by iscia on janvier 29th, 2011 :: Filed under humeur,Iscia
Tags :: , ,

dernière nuit

On ne fait pas l’amour le dernier soir. Je regarde mes mails, le temps est orageux. Les fleurs sur la table penchent de la tête. Je prends un verre. Dehors la mer est noire. Je ne dormirai pas cette nuit.
J’ai oublié les détails, et pourtant je sais qu’il est parti. Les travestis en bas de l’hôtel ne m’ont rien dit, mais elles le savent bien.
Au loin la mer est chaotique. Les vagues se fracassent sans ordre. Impossible de prévoir le bon moment.

Je pars demain.


Posted by iscia on janvier 5th, 2011 :: Filed under couleur,Iscia,légèreté,rouge
Tags :: , , ,

La Mort est blanche

C’est la première chose qu’il m’ait dite – après les civilités et autres courtoisies d’usage entre étrangers : « la Mort est blanche » et finalement « le lac est rond comme la lune ».

J’ai vu combien est immense la blessure, profondes les entailles, noires les intermèdes. Rouler toute la journée sur les bords du lac de Van, entre les marécages, les montagnes, par-delà les cols interminables, … Tout cela n’avait pas suffi à rétablir le contact. Mister Z. effrayé le matin, joyeux à midi, était perdu à nouveau la nuit de son passé. Il n’était pas sorti de Van depuis des années. Depuis la mort de son père et le complot de ses frères le verdict d’un Etat turc qui ne l’avait pas épargné. Etre kurde avec des projets d’exil n’est pas aisé sur ce territoire.

Aujourd’hui Z. est brisé. Il marche toute la journée entre la boutique de tapis, le café de ses potes.

Z. n’attend plus rien. Il boit du thé et la nuit de la bière quand il lui reste quelques sous en poche. L’hiver il pleut dans son taudis au fond de la banlieue et l’eau gèle au robinet. C’est le bonheur qui se lit sur son visage quand il arrive à capter des chansons étrangères sur sa radio antique.

J’ai été happée par ce morceau de vie  – à un moment de mon voyage. Van, la ville, le lac, une histoire. Nous avons partagé du temps, l’espace de la marche. Peu de mots, peu de confidence mais la connexion fut exceptionnelle. Une relation éphémère sans brûlure, un petit caillou dans le lac qui dessine un rond comme une vallée étrangère, hospitalière.

Cette pause dans mon errance depuis les différentes villes de l’Est de la Turquie, les hôtels plus ou moins sordides avec des gars qui cherchent à m’emmener ici ou là où vont les touristes m’a redonné espoir. Ce qui me fascine, c’est la traversée de villages où je « vois » que les hommes et les femmes continuent de vivre. Alors je garde le cap, tout en restant hors de ces réalités. Non les images n’ont que peu à voir avec la réalité, du moins c’est que je pense. Pourtant elles viennent de cette réalité. Je crois que les mots, lointains, perdus dans une grammaire inaccessible, restent insuffisants pour ce que je veux dire, écrire. Ce décalage fait partie de cette entreprise générale de déconnexion d’avec mes besoins réguliers, mon confort de petite parisienne.

Cependant ce soir c’est d’une chambre d’hôtel que j’écris. Sur mon portable, allongée dans le lit. Douchée, après plusieurs jours sans eau chaude.

« L’espoir et le futur ne résident pas pour moi dans les pelouses et les champs bien cultivés, ni dans les villes et les villages, mais dans les marais impénétrables et mouvants. » De la marche, H. D. Thoreau

Cependant le blanc de la mort n’est pas une expérience nouvelle pour moi. Leurs voix, le ton, l’amplitude des gestes, le silence des yeux, se ressemblaient à plusieurs kilomètres de distance. Fantômes et sorcières aux aguets, je connais. Le lac est une épreuve d’une beauté qu’on ne peut imaginer. J’avais oublié que cela exista.

Vibrations autres que sur le Bosphore. 4-5 jours n’étaient pas suffisants. Je n’ai pas le droit d’en parler.

Ils sont des centaines à errer là-bas, toute la journée, d’un point à un autre. Aucune image ne peut entrer dans le cadre … Ils habitent la mélancolie.

Je suis partie.

Album La Mort est blanche

Une musique pour pleurer encore … ‪Antony And The Johnsons – The Lake


Posted by iscia on novembre 8th, 2010 :: Filed under album,blanc,Iscia
Tags :: , , ,

it’s big!

Journée de dimanche à la montagne

Le champ en bas de ma chambre était encore en friche quand je suis rentrée à 7 heures ce matin de mon escapade du Mont Memrut (lire Voyaloup ;). Ce dimanche soir, il est labouré et ensemencé (du blé d’hiver je suppose). Le vieil homme n’était pas seul, deux enfants recueillaient les pierres pour les mettre de côté et mettait de côté les mauvaises herbes. J’ai profité de cette journée ensoleillée pour faire ma lessive. Elle fut embaumée par les cendres de la brousaille qu’ils ont brûlé.

Puis je me suis balladée après la sieste (je ne dis pas digestive car je n’ai pas mangé à midi !). Au détour d’un virage, un cimetière ouvert avec 5-6 tombes …

Cimetière ouvert au détour d'un virage

Reprise du billet après le repas en tête à tête avec le gardien de l’auberge, un kurde qui travaille ici l’été et roule l’hiver (conducteur de minibus) ! Viande au pigment rouge kurde of course et riz.

On est au bout de la route à 2000 m d’altitude et internet fonctionne ! Je suis seule maintenant, l’homme vient de me prévenir qu’il descend au café du village.
J’ai l’impression que le temps m’échappe. Le présent ici et maintenant implique no distance.

Yes, I need more time. How do I find it ? I’m always on holidays. Free time and in parallel time where I’m.  I take notes in papers but I think my papers will be lost one day or another.  I’m not very serious in fact, I even forget sometimes to take pictures. I’m so captivate by million of things, dreams (it’s not dreams because I’m awake) – all in the same time : present, past are crushed. It’s nice I don’t think about future. It makes me peaceful (except one thing I though today : I need a visa to Iran and to get iranian visa it’s a bit complicate : I have to wait in Erzurum 15 days! I hope less….)

Départ demain matin at 9 to Dyarbakir. I have to make again my backpacker. One more time. I just lost my cap somewhere I don’t know where. It was a turkish one bought in Yazd, Iran …
Ce qui me fait rire aussi est qu’à chauqe fois I’m late for the departure. This time one only bus to leave here. So I’ll wake up two hours before at least. I admit it’s always difficult to leave a good place where I could elapse the rest of my life. But something is deeper, and I always go away. Now and then…

In fact the roads have always fascinated me.

Les transitions ne sont pas faciles mais fascinantes. Les images lors de ces traversées s’enroulent, s’accrochent, s’éclatent. Je reste spectateur. Parfois j’en oublie les réglages. Le soleil dans les montagnes est un briseur puissant. In fact all the day I was on the moon. Full moon. Under the both. Le soleil et la lune. I don’t know how to put any words for you. Yes, now I know I speak french & english in the same time. I think I’ve forget the rules.

It’s photos Day (after so many photos Night). Of course I’m awake since 5 for the sunrise. And now I’m tired.

I hope the collusion of French & English words will operate during the night – the Sunday night – an alchemist reaction. And your words will come to me 😉


Posted by iscia on octobre 24th, 2010 :: Filed under blanc,ether,Iscia
Tags :: , , , ,

départ

Première épreuve : avancer tout droit sans se retourner même si le passage piéton n’était pas encore dessiné …


Posted by iscia on août 29th, 2010 :: Filed under Iscia,noir
Tags :: ,