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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

nights & vanity

Towards no way …

Sometimes things really appear futile, vain, empty …

People lost their own stories and make anothers with some « if ».

The earth please, yes I feel its music.

I lost here this time my way to the East. And a lot of blood and my memory. My hair in the sand. My eyes in white ones. Like a toy in the desert. A smiling friend I can’t take with me.
My words are too dark deep dirty. Nobody can read me…

Brian Eno : Earth floor

Letter from Salalah, in the end of November


Posted by iscia on novembre 30th, 2010 :: Filed under blanc,fantaisie
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& my nights (2)

Mes nuits sont blanches,
ondes sans rêve …
White Clouds
vibration intermittente
je renais et disparais
in the same time
maintenant
la lune se dissout lentement
le ventre creux
il n’est plus de regard
le silence bat
dans le creux du ventre
il manque les oiseaux et le feu
les mots, et les bleus

Le sol de mes nuits
le détail des oublis
la rivière des réveils
l’absence de mes lèvres
le charbon dans mes mains
la vanité et mon ombre

Je ne suis qu’ici
rire et cris
violence sans or
totale sans ordre

Il n’est plus d’attente
qu’un réverbère au loin
une revendication

Je préfère l’isolement à la terrasse, la chambre au désert, la prison au milieu du désert. Je préfère les histoires dans les regards que les feintes mal assumées. Je partage mes nuits avec les détails. L’importance d’être là où je suis, de sentir la terre de mon voyage. Le lacet que je refais sur le trottoir shirazi, les posters des célébrités accrochées à l’hôtel, le détail des toilettes avec ou sans papier, le mot démocratie pointé dans le regard de celui qui n’a pas de liberté,

la couverture rêche des acariens sans avenir, les mots que je laisse partir, les pieds en fusion avec la lumière, la moquette usagée de l’hôtel qui n’a pas parlé, les sachets de thé dont on ne veut plus, les taxis qui font payer, les bus aux fauteuils cassés, la mangue sur les rayons après l’errance et la perte, le banquier qui évoque Sartre et conseille le meilleur change au bas de la rue, les détails des hommes blancs à distance, la beauté des yeux qui n’approchent pas, l’objection des souks appelés bazars dans le pays d’à côté, l’administration et mon incompréhension, la peine éprouvée dans les rues désertes sous le soleil omani, l’ennui sous perfusion qui gagne le terrain de l’attention, la solitude de la personne seule …


Posted by iscia on novembre 25th, 2010 :: Filed under blanc,ether,Iscia
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début du voyage

dès l’aéroport les expresso sont servis avec du lait : j’ai compris que j’avais changé de pays, de continent presque

et ces lampadaires royaux … petit matin à Mascate avec les montagnes à l’horizon … une chaleur qui m’a remplie de douceur, jubilation, sensation de commencer mon voyage

grandeur et beauté des hommes en blanc et les femmes toujours en noir mais pas exclusivement

Un autre autoportrait …


Posted by iscia on novembre 19th, 2010 :: Filed under blanc,chambre,Iscia
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