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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

nouvelles livraisons

je suis rentrée avec une valise de livres, de cartes et de notes ;
ici d’autres livres m’attendaient, d’autres feuilles, d’autres attirances

je suis allée marcher comme souvent je le fais pour laisser l’avantage aux contours imprécis de mes questionnements, pendant des heures le corps devient un concentré de poudre comme de la neige en suspension ; je suis arrivée ici malgré la ville, l’écart, la distance, tout est relatif au quotient de la folie

bien sûr c’est mon image qui m’effraie, le clou de la sincérité coincé au pied de la table, à moins que ce soit la tendresse qui pénétre le ciment des ruptures ; puisque les yeux sont prisonniers d’une réalité que je rejette, je serai nomade ;

RIEN ne sera accepté, trop de difficultés –°’

 

mes livres


Posted by iscia on avril 8th, 2014 :: Filed under bleu,brique,bruit,Iscia
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loove//O


Posted by iscia on juin 18th, 2011 :: Filed under Iscia
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petrol adjuvant in Hanoi

Nothing to add in my glass except the venom of my lust


Posted by iscia on février 27th, 2011 :: Filed under album,dirty,ether,Iscia
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instances du dimanche

Au pays du Laos autour du Mékong, les levers de soleil sur la rivière font le bonheur des photographes. Moi-même, je ne peux éviter de sortir mon appareil pour capter quelque chose de cet instant – mais je préfère les couchers qui semblent plus noirs). OK. Mais, tous les jours ne sont pas aussi légers au pays du Laos.

Tout est relatif, il est vrai. C’est que des fois j’ai l’impression de me faire avoir et d’engraisser des gens qui croient qu’on peut rouler innocemment les touristes. C’est le cas par exemple de la nourriture achetée dans la rue qui coute trois fois plus chère, voir cinq fois, quand on est étranger à la face blanche. Mais il y a remède, c’est question d’habitude. Quand on connait le vrai prix d’une soupe avec et sans viande, d’une bouteille d’eau minérale et une « drinking water », d’un Lao Tea, d’une grappe de bananes, on peut s’en sortir. Il suffit d’attendre en faisant les gros yeux que les prix baissent ! Les restaurants, ceux avec des prix en chiffres arabes et des titres en anglais, sont très chers. Et s’il sont dotés de l’étiquette Eco-tourisme, c’est hors de prix (8 $ une soupe de poulet). Entre parenthèse, j’ai du mal à trouver des produits laitiers, à part la « Vache qui rit » remisée … quelques yaourts … mais sucrés.  Ca me manque. Inutile de m’en envoyer par la poste. Je viens d’apprendre que mon dernier colis envoyé de Paris il y a un mois vient d’arriver à Phnom Penh !

Le pire dans tout cela, ce sont les transports en bus et les intermédiaires qui vendent les tickets. Quelle escroquerie, une véritable petite entreprise à gros profits. Entre ceux qui vous disent que le chauffeur est mort le matin et que le bus ne partira pas, qu’il faut dormir une nuit de plus dans la ville ; les autres qui vous assurent que tout est compris, bus, traversée de la frontière à pieds, transfert en bus jusqu’à la rivière et bateau et, au final, il manque le transfert jusqu’à l’eau et on perd 1 heure à attendre en pleine forêt entre au poste douanier, dans un trajet qui fait déjà 7 heures ; et puis, pour couronner le tout, il existe des chauffeurs de bus qui font un détour à midi pour s’arrêter dans un bouiboui excentré pour regarder le tournoi de boxe à la télé … pendant 2 heures et qui après prennent encore une heure pour faire le tour de la ville pour compléter le bus à moitié vide un dimanche …  pour un trajet initial de 7 heures.

Je viens d’arriver à Savannakhet. La Guest House que j’avais réservée le matin m’annonce que les Vietnamiens ne sont pas partis finalement ??? et m’envoie plus loin … du Mékong.
Oui, on est le 13. Mais, ce n’est pas ça : on est dimanche et un dimanche au Laos, ce n’est pas un jour comme un autre.

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Après une nuit réparatrice avec disparition des coqs remplacés par une pluie torrentielle au petit matin, je me suis levée, comme un lundi. Tour en direction du Mékong, puis demi-tour : fleuve sordide sous les flaques d’eau et la Thaïlande en face sans paillettes. Direction le marché : j’ai enfin acheté un pantalon de rechange. J’ai pris de quoi manger aussi. J’ai l’impression que j’ai besoin de faire attention un peu plus à moi. Qui le fera sinon ? Il y a du laisser-aller.

J’attends mon bus de nuit, Bus VIP pour Vientiane, la capitale. J’attends dans ma chambre ordinaire pour VIP (?) en proche banlieue. Je devrais à cette heure quitter les lieux, check-out, mais je n’ai pas envie. Je me demande si je ne vais pas finir la bouteille de W. Il y en a si peu ! Avec les quelques branches de litchis … J’écoute de la musique et plane sans fan.
Il fait drôlement frais. Est-ce cette fraicheur hivernale qui m’incite au repliement sous ma couette-duvet ? Envie de partager avec vous ces moments-là aussi. Bien sûr, je pense à Paris, mon appartement, ma couette, mon chat (que devient-il ?), mes amis si lointains. Et, même, à 10 000 km, dans cet espace d’errements solitaire, je suis bien. Toujours aussi chanceuse. Sur les routes, toujours vers l’Est. Il me reste presque deux mois encore à l’Est.

Que vais-je faire maintenant ? Je bouge vers le Nord Laos, Nord Vietnam. Je cherche une idée pour partir …
Je vois flotter le drapeau communiste, je vois ces vieilles femmes à l’air hargneux prendre le virage du tourisme à 180°. Certains détails sont récurrents d’un pays à l’autre. Certains même me rappellent le Moyen-Orient qui n’existaient pas au Cambodge : les oiseaux dans des cages à l’entrée des magasins, les assiettes d’herbes fraiches avec le riz ou la soupe, les jeunes qui se recoiffent dans les rétroviseurs, les femmes élégantes avec des chemisiers à volants et des jupes-sarong très seyants, des maisons non terminées au milieu des rizières ou dans les quartiers périphériques. Le riz gluant se mange avec les mains, comme en Inde. Sinon, le reste à la baguette de bambou.

Je croise pas mal de français, dans le coin. Les peu de mots que j’arrive à sortir me renvoient à mon angoisse primitive, mes mots écorchés et autres lapsus me révèlent malgré moi. Je n’ai pas changé, je désire toujours me cacher, comme le crabe sous une pierre. Les autres n’ont pas changé non plus. Même avec quelques affinités de voyageur en partance. Je cherche une idée pour aimer …

J’attends la nuit pour sortir. Juste avant la nuit. J’ai négocié avec le type qui est monté pour le check-out. Prolongation de la couette jusqu’à 16h 🙂 pour un plat de nouilles au resto !
Je ne cherche pas. Je ne cherche plus, depuis ce moment-là, à Damas. Je m’en souviens très bien maintenant en regardant la photo. J’ai tout vidé de mon désir. Abandon total. Oui, cela peut être simple. Mais en même temps, c’est compliqué et pas tout à fait résolu : cette envie de partir, d’aimer, de résister … Le Désir est géant, d’autant plus dans les cas où chaque seconde est perdue, comme aujourd’hui ; jouissif, quand chaque dollars du cadeau est gaspillé, comme l’extra de 4 heures supplémentaires sous la couette ; quand l’odeur du W. m’enlève …

Album Instances


Posted by iscia on février 14th, 2011 :: Filed under album,chambre,vert
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vue

Qu’écrirai-je pour vous dire que je ne vous ai pas oublié ? Comment dire la brise qui brûle mes pas ?

Je marche, je m’arrête, la paix est à mes pieds, je ne l’attendais plus

Il semble que je la connais depuis toujours, Beyrouth des herbes et du vin, de la chaleur et du bruit, du rêve qui touche la fin sublime

Ne t’inquiète pas, la vie est là, je n’ai tout simplement pas envie de parler, écrire parce qu’il n’y a peut-être rien à dire …

Je suis partie tout simplement …

PS : Vous allez entendre parler de Beirut la semaine prochaine : le président iranien rend visite à ses amis du Hezbollah au Liban. On prévoit une sécurité renforcée ici et dans le sud à la frontière avec Israël. Il y a aussi le jugement Hariri. Don’t worried about that, it’s just politics. je suis pas plus en danger ici qu’au pied de la Tour Eiffel si je comprends bien


Posted by iscia on octobre 5th, 2010 :: Filed under blanc,bruit,chambre,Iscia,légèreté
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gris de touraine

et vin de calice en abondance

…/…


Posted by iscia on août 24th, 2010 :: Filed under Iscia
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Nobilis

Jesus-Christ, give me another chance please, j’aime les hommes, le vin et les chats et j’ai besoin encore de temps, de musique et d’amour  … Seigneur, qu’avez-Vous prévu ?

après l’orage, ouverture d’une bouteille, des coffres et des lettres  …
samedi matin Woodie est en pleine forme et je reprends Sulka mon L. en main pour quelques photos souvenirs …

un vin de Vincent Audras, un Juliénas Nobilis 2006 (ultime tirage du millésime) … envie de partager encore avec vous un Simonutti ou Courtois
la musique ? diverse … entre l’espagne avec Paco Ibanez, l’angleterre avec Tricky et l’inde avec Punditz … et Billie Holliday…

ne décon… ne m’oubliez pas dans vos listes please ! absente pendant 8 mois … vos mots sont aussi mon voyage …


Posted by iscia on juillet 3rd, 2010 :: Filed under bleu,ether,Iscia
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envie de bulles

des bulles !!!  vite une occasion …
les lites des choses à faire s’empilent sur tous les côtés de mon bureau, je ne regarde pas de ce côté-ci (autres  listes)
j’ai rayé quelques items ces temps-ci :
location appart.
envoi de lettres à mes amis

J’ai très envie aussi que ce blog prenne forme … plein d’idées … commencer…

… bientôt le week-end .)) et je vais chez Patricia sur les bords de Loire du côté de la Charité-sur-Loire : l’occasion de tester quelques photos … la Loire me manque je crois ; la dernière fois c’était chez moi en décembre en Touraine

4 mois j’ai tenu !
il me reste 4 mois ici

dans mon tour, d’autres fleuves couleront à mes pieds : l’Euphrate et peut-être le Tigre … je ne pense pas monter de Madras à Calcutta pour voir le Gange, mais j’irai me promener dans le delta de Mekong … et ce sont d’autres mer(e)s qui me submergeront au Japon et en Patagonie

mais où puis-je trouver des « bulles » ? est-ce la saison ?

vivement Mai !

ça rien à voir, trouvé cette photo sur mon bureau pas rangé :


Posted by iscia on avril 14th, 2010 :: Filed under humeur,Iscia,légèreté
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