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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

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Posted by iscia on mai 17th, 2012 :: Filed under brique,dirty,Iscia
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Adieu Vietnam

Adieu Vietnam,

j’ai vu tes ruelles encombrées et tes salles désertées
j’ai dormi seule, et j’ai trouvé le café peu salé
vous étions nombreux à m’attendre
mais je me suis effacée, j’ai oublié pourquoi

je n’aurais pas perdu ma forme si je n’avais pas
essayé de remonter le pont Long Bien
et ou de descendre la ligne de chemin de fer,
l’arrêt était un accident juste

à nouveau l’horizon du départ, un vol
la perspective de l’arrivée,
une nouvelle ville, extrême, Tokyo

je jouerai une femme aux yeux verts
qui porterai un sac avec un violon dedans
et un porte-manteau

je regarderai les panneaux
que les étoiles jètent sur le trottoir avant de disparaitre
et je manipulerai les cartes que je n’ai pas encore gagées

Triple Album

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Posted by iscia on mars 10th, 2011 :: Filed under album,bruit,vert
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grain de départ

Des jours, passent, un jour se passe mal … alors, je m’allonge et regarde le plafond. Puis je me mets à aimer la douceur des draps, leur chaleur sous le toit. Mes cheveux dans le fan caressent ma nuque.

Les tables de snooker à l’hôtel Kirirom, à 10 minutes du marché O’Reysay où je traine habituellement – magnifiques de silence. Trois jeux en cours. Des doigts retournés autour des queues et des billes sensationnelles. Je regardais sans mon oeil. Je voulais être seule face à ces faux diamants et vrais rubis.
– Temps à l’arrêt sous les néons que l’on remet sur le tapis.

Les glaçons ont fondus maintenant. Il ne reste plus que l’eau fraiche sous la véranda. 30°à 21h et la radio dans l’autre chambre. J’écoute. Au moment où j’écoute Kemuri me fait signe. Dans mes contradictions;

Je suis sur le départ et 5e douche dans le juste futur. Je quitte Phnom Penh demain. C’est décidé. Je vais chercher le printemps dans le Nord.


Posted by iscia on janvier 29th, 2011 :: Filed under humeur,Iscia
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meandering

La rue est mal éclairée. Sur les pavés, des sacs poubelles éventrés. Un conducteur attend le client : « motorbyke ? ». Je marche, seule, sur les trottoirs défoncés. Plus loin, ils étaient deux. A table ou en train de jouer. Regards de gangster à la lueur du néon.
Les touristes viennent ici pour s’amuser. Dans des zones protégées. Où les limites sont incertaines.

Les méandres de mon espace m’enserrent, m’étranglent. Je ne puis plus bouger. C’est toujours la même musique et les mêmes rires qui montent du resto. Peu m’importe les détails.
Le parfum du jasmin me rappelle les montagnes et les plaines des milles lieux. Je me réveille toujours vers 5h. Cette fois, c’est pour prendre une photo.


Posted by iscia on janvier 13th, 2011 :: Filed under chambre,Iscia,vert
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edge

Le feu, la mer … sonne… atone …


Posted by iscia on décembre 20th, 2010 :: Filed under Iscia,rouge
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silence

le silence est parfois pénible, à moins que cela ne soit la solitude …
manque d’énergie pour écrire, prendre des photos, …
je garde confiance … mes séries de photos ne passent ce soir sur touarance … trop de monde sur les réseaux,
Ok c’est les vacances … silence…


et Mickael Jackson indien dans le cafénet 😉


Posted by iscia on décembre 19th, 2010 :: Filed under chambre,couleur,Iscia,rouge
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mer

la mer rend fou…


Posted by iscia on décembre 18th, 2010 :: Filed under couleur,Iscia,légèreté,rouge
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La Mort est blanche

C’est la première chose qu’il m’ait dite – après les civilités et autres courtoisies d’usage entre étrangers : « la Mort est blanche » et finalement « le lac est rond comme la lune ».

J’ai vu combien est immense la blessure, profondes les entailles, noires les intermèdes. Rouler toute la journée sur les bords du lac de Van, entre les marécages, les montagnes, par-delà les cols interminables, … Tout cela n’avait pas suffi à rétablir le contact. Mister Z. effrayé le matin, joyeux à midi, était perdu à nouveau la nuit de son passé. Il n’était pas sorti de Van depuis des années. Depuis la mort de son père et le complot de ses frères le verdict d’un Etat turc qui ne l’avait pas épargné. Etre kurde avec des projets d’exil n’est pas aisé sur ce territoire.

Aujourd’hui Z. est brisé. Il marche toute la journée entre la boutique de tapis, le café de ses potes.

Z. n’attend plus rien. Il boit du thé et la nuit de la bière quand il lui reste quelques sous en poche. L’hiver il pleut dans son taudis au fond de la banlieue et l’eau gèle au robinet. C’est le bonheur qui se lit sur son visage quand il arrive à capter des chansons étrangères sur sa radio antique.

J’ai été happée par ce morceau de vie  – à un moment de mon voyage. Van, la ville, le lac, une histoire. Nous avons partagé du temps, l’espace de la marche. Peu de mots, peu de confidence mais la connexion fut exceptionnelle. Une relation éphémère sans brûlure, un petit caillou dans le lac qui dessine un rond comme une vallée étrangère, hospitalière.

Cette pause dans mon errance depuis les différentes villes de l’Est de la Turquie, les hôtels plus ou moins sordides avec des gars qui cherchent à m’emmener ici ou là où vont les touristes m’a redonné espoir. Ce qui me fascine, c’est la traversée de villages où je « vois » que les hommes et les femmes continuent de vivre. Alors je garde le cap, tout en restant hors de ces réalités. Non les images n’ont que peu à voir avec la réalité, du moins c’est que je pense. Pourtant elles viennent de cette réalité. Je crois que les mots, lointains, perdus dans une grammaire inaccessible, restent insuffisants pour ce que je veux dire, écrire. Ce décalage fait partie de cette entreprise générale de déconnexion d’avec mes besoins réguliers, mon confort de petite parisienne.

Cependant ce soir c’est d’une chambre d’hôtel que j’écris. Sur mon portable, allongée dans le lit. Douchée, après plusieurs jours sans eau chaude.

« L’espoir et le futur ne résident pas pour moi dans les pelouses et les champs bien cultivés, ni dans les villes et les villages, mais dans les marais impénétrables et mouvants. » De la marche, H. D. Thoreau

Cependant le blanc de la mort n’est pas une expérience nouvelle pour moi. Leurs voix, le ton, l’amplitude des gestes, le silence des yeux, se ressemblaient à plusieurs kilomètres de distance. Fantômes et sorcières aux aguets, je connais. Le lac est une épreuve d’une beauté qu’on ne peut imaginer. J’avais oublié que cela exista.

Vibrations autres que sur le Bosphore. 4-5 jours n’étaient pas suffisants. Je n’ai pas le droit d’en parler.

Ils sont des centaines à errer là-bas, toute la journée, d’un point à un autre. Aucune image ne peut entrer dans le cadre … Ils habitent la mélancolie.

Je suis partie.

Album La Mort est blanche

Une musique pour pleurer encore … ‪Antony And The Johnsons – The Lake


Posted by iscia on novembre 8th, 2010 :: Filed under album,blanc,Iscia
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fatigue

quand je fais ce genre de photo, je pense aux grands moments de solitude des peintures de Hopper et je me dis qu il y a quelque chose de fou dans mon histoire de tour du monde


Posted by iscia on septembre 8th, 2010 :: Filed under chambre,Iscia,noir
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