Chile, , , , , " />

desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

partance

c’est ça, finalement, que je trouve beau : c’est de toujours pouvoir ressentir la brûlure du départ, l’excitation des kilomètres, la joie de l’arrivée sur une terre inconnue ! et de sentir qu’à chaque moment, je disparais …

Punta Arenas, Patagonie, Chili


Posted by iscia on avril 20th, 2011 :: Filed under Iscia
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it’s big!

Journée de dimanche à la montagne

Le champ en bas de ma chambre était encore en friche quand je suis rentrée à 7 heures ce matin de mon escapade du Mont Memrut (lire Voyaloup ;). Ce dimanche soir, il est labouré et ensemencé (du blé d’hiver je suppose). Le vieil homme n’était pas seul, deux enfants recueillaient les pierres pour les mettre de côté et mettait de côté les mauvaises herbes. J’ai profité de cette journée ensoleillée pour faire ma lessive. Elle fut embaumée par les cendres de la brousaille qu’ils ont brûlé.

Puis je me suis balladée après la sieste (je ne dis pas digestive car je n’ai pas mangé à midi !). Au détour d’un virage, un cimetière ouvert avec 5-6 tombes …

Cimetière ouvert au détour d'un virage

Reprise du billet après le repas en tête à tête avec le gardien de l’auberge, un kurde qui travaille ici l’été et roule l’hiver (conducteur de minibus) ! Viande au pigment rouge kurde of course et riz.

On est au bout de la route à 2000 m d’altitude et internet fonctionne ! Je suis seule maintenant, l’homme vient de me prévenir qu’il descend au café du village.
J’ai l’impression que le temps m’échappe. Le présent ici et maintenant implique no distance.

Yes, I need more time. How do I find it ? I’m always on holidays. Free time and in parallel time where I’m.  I take notes in papers but I think my papers will be lost one day or another.  I’m not very serious in fact, I even forget sometimes to take pictures. I’m so captivate by million of things, dreams (it’s not dreams because I’m awake) – all in the same time : present, past are crushed. It’s nice I don’t think about future. It makes me peaceful (except one thing I though today : I need a visa to Iran and to get iranian visa it’s a bit complicate : I have to wait in Erzurum 15 days! I hope less….)

Départ demain matin at 9 to Dyarbakir. I have to make again my backpacker. One more time. I just lost my cap somewhere I don’t know where. It was a turkish one bought in Yazd, Iran …
Ce qui me fait rire aussi est qu’à chauqe fois I’m late for the departure. This time one only bus to leave here. So I’ll wake up two hours before at least. I admit it’s always difficult to leave a good place where I could elapse the rest of my life. But something is deeper, and I always go away. Now and then…

In fact the roads have always fascinated me.

Les transitions ne sont pas faciles mais fascinantes. Les images lors de ces traversées s’enroulent, s’accrochent, s’éclatent. Je reste spectateur. Parfois j’en oublie les réglages. Le soleil dans les montagnes est un briseur puissant. In fact all the day I was on the moon. Full moon. Under the both. Le soleil et la lune. I don’t know how to put any words for you. Yes, now I know I speak french & english in the same time. I think I’ve forget the rules.

It’s photos Day (after so many photos Night). Of course I’m awake since 5 for the sunrise. And now I’m tired.

I hope the collusion of French & English words will operate during the night – the Sunday night – an alchemist reaction. And your words will come to me 😉


Posted by iscia on octobre 24th, 2010 :: Filed under blanc,ether,Iscia
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la separation

quitter la terre, brûler ses yeux, l’ascension dans le ciel a déclenché le système non conscient de l’abandon – phase délicate de la séparation –

j’étais seule, partie pour 8 mois – je ne me rends pas compte, je serai différente – tu seras différent

What does that mean ?

Maintenant je ne pense qu’à quitter cette ville brûlante, polluée

demain j’étudie la question


Posted by iscia on août 29th, 2010 :: Filed under Iscia
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J-7

j’ai mis les pieds dans la Loire pour la première fois de ma vie …

Merci Ana !

La Loire est un fleuve sauvage, très dangereux pour la baignade …
Ici c’est en face de Pouilly, il n’y avait pas de danger … et Ana s’est baignée …

Aujourd’hui c’est jour de pluie … je dois penser à revenir sur ma terre et me préparer, non ?


Posted by iscia on août 22nd, 2010 :: Filed under Iscia
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status

père et mère s’agitent ici ou là, je les regarde et essaie d’arrêter le temps
il est vrai que celui-ci me tient collée à terre et que du temps doit être extrait du désir pour entrer en mouvement


Posted by iscia on août 9th, 2010 :: Filed under chambre,Iscia,légèreté,noir
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bulles en train

j’ai attendu le train sans portable et en arrivant des bulles d’errance se sont formées dans ma tête

quand je suis ressortie, le printemps était presque rouge dans le vent froid, la Loire songeuse avait gardé encore son voile argenté

aujourd’hui je paresse la mémoire au soleil

j’ai refait des chemins que je n’avais pas parcourus depuis 4-5 ans, j’essayais en même temps de me rappeler les endroits que je fréquentais le plus souvent

inutile de dire que le corps cesse de tourner et que la terre respire un parfum léger

que de museaux en l’air, suis-je une étrangère ?

/// la forme échappe, m’échappe, s’échappe, je songe, et les mots m’oublient


Posted by iscia on avril 17th, 2010 :: Filed under fantaisie,Iscia,légèreté
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blindage

– Mais, regarde : le cadrage est trop large ! Tu devrais recadrer avec PS…
– :::%&2^^^*//\\
– De quoi as-tu peur ?
– ;;;/\:::
– ?
– Je n’ai pas osé descendre dans le parking. Je suis sûre qu’ici vivent des monstres …


Posted by iscia on avril 5th, 2010 :: Filed under Iscia,noir
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terrassé

Elle leva le nez du journal. Les mots ne coïncidaient pas avec l’image. Dehors les horodateurs indiquaient l’heure avant son passage. Elle se demanda s’il ne serait pas déjà passé. Elle paya.

Il revenait de l’autre bout de la rue. Le quartier était cerné. Les gigots attendaient dans les vitrines. Il entra dans la cour de l’hôtel particulier. Le changement de couleur de ses cheveux était passé inaperçu.

Des arbres venaient juste d’être plantés. Des scellés brillaient sur la terre violine de Paris. Dans deux jours, tout serait fini. Bientôt éclaterait le blues.


Posted by iscia on avril 2nd, 2010 :: Filed under Iscia,noir
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Et Paris ?

– Et Paris ? tu connais Paris ?
– Non. C’est comment ?
– J’y ai vécu 10 ans, mais je ne serais pas te dire. Je passais tout mon temps à fuir les sites touristiques et les touristes. Tu sais, je suis une étrangère partout où je passe. La plupart du temps – et dans les nombreux lieux que j’ai traversés , j’y ai connu la solitude.
– Mais, avais-tu du temps pour toi ?
– Oui, un peu. Du temps que l’on dérobe à quel malfrat. J’ai commencé à écrire et à faire des photos quand j’en ai eu fini avec la poussière de Paris, longtemps après mon arrivée à la capitale. Ce n’était que des papiers, des brouillons qui me servaient de pense-bêtes – très loin de mes rêves d’enfant. J’avais un appartement au fond d’une impasse. C’était une sorte de laboratoire où je m’amusais. Et où je m’y perdais. J’étais si seule que parfois je ne parlais à personne pendant des jours. Je crois bien que j’ai fini par perdre des mots de ma douce langue natale, et mon histoire s’est peu à peu effritée, je ne sais plus si tout cela n’est pas inventé …
– Tu ne sortais pas acheter des cigarettes, … et tes voisins ?
– Non. Ou si peu.
– …
– Parfois, je descendais à la cave, où je stockais de l’énergie sous forme de plaquettes. Quand l’exaltation fusait, je me posais et attendais. Je me concentrais alors sur quelques objets sans fin, pour inventer d’autres mots, tenter de renverser mes propres phrases, détourner quelques images … Tout cela était bien vain. Et obsolète, à vrai dire.
– Mais, qu’as-tu fait de tes amis ?
– Mes amis m’encourageaient, me soutenaient. Discrètement … Et, puis, je suis partie. Paris était devenue une prison …
– Mais, Paris … tu y retourneras ?


Posted by iscia on mars 14th, 2010 :: Filed under ether,Iscia,noir
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dimanche

The gravity’s yours, it never stops,
(and) If spring is here, something must jots,…

The Antidope, DJ Habett

J’ai testé l’Antidope alors que le printemps brûlait dans les prés. Des feux de joie en avance sur le calendrier. Je n’y comprenais rien.


Posted by iscia on février 28th, 2010 :: Filed under bleu,ether,Iscia
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