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desordionie
des ors d'Ionie – desordre d'isle

boucle d’fête

boucles d’fête et pierres vert opaline suspendues aux oreilles fines du soir … composantes intérieures diffractées, fréquences heurtées, sourdine

gloire aux hors-la-loi de Chatwin, jour saturé de chaleur et d’isolement, à peine troublé par quelques images, lointaines, celle d’un matin à l’église de Fontrevrault avec la classe de 5e crayon à la main et celle d’une nuit caniculaire dans la ville de Shiraz, entre deux passages, fin du premier voyage et retour proche vers mon pays originaire … flash de Diane dans la longueur d’un jour d’été …

seuls la fatigue du petit matin avant le lever du soleil et le sentiment de l’exil   …


Posted by iscia on mai 24th, 2010 :: Filed under ether,Iscia,noir
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blessure d’orchestre

A la sortie du concert, elle bifurqua à gauche, évitant les lumières.
Elle longea la grille jusqu’au fleuve. Elle marchait vite. Il lui fallait une photo pour cette nuit. Elle devait s’arrêter quelque part.

Quelle photo tirer de cette place ? Elle avait peu de ressource sur elle. Les idées vrillaient par intermittence, les points d’ancrage. Son moteur était lent, les lumières circulaient, une brise légère montait  …  Sa photo, une esquisse, un dessin abandonné. Une perception chancelante, une alerte fracassante. Un souteneur dilettante. Elle déclencha. Un doute s’agita.

Décalage immanquable, nécessaire.
Est-ce qu’une photo pouvait défendre l’imparfait, contacter la tangente ?

Il était rasé de près. Ne portait pas de chaussures. Sortait sans bruit.

Chimère, sans port, ni attache.


Posted by iscia on mars 31st, 2010 :: Filed under Iscia,noir
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lac de fruits rouges

Le pitre s’affaissa sur lui-même. La parade d’orgueil et de mépris le faisait vaciller. C’en était trop pour Oscar. Sa danse ne pouvait plus être la même. Il souffrait de courant d’air et de médiastin effilé. Il ne pouvait presque plus bouger les bras et ses pieds étaient sclérosés.

Son  idée était de partir. En vérité, il était impressionné par ces grands oiseaux noirs perchés en haut des arbres. Malheureusement, son regard dévia et il entra dans une salle obscure. Le silence des écrans l’éblouissait.

Oscar déplia les plateaux devant lui : des V d’hirondelles et des cigales métalliques, des  étages de parapluies, et des brouillons en bouillon, flottaient, criaient, dévoraient, bousculaient … une barque sur un lac de fruits rouges descendait sagement le fleuve…


Posted by iscia on mars 18th, 2010 :: Filed under bruit,Iscia,noir
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